Les fichiers de configuration

Ce document est également disponible en format PDF


Référence des fichiers de configuration et de fonctionnement de Darktable

À propos

Ce document décrit les fichiers et dossiers conformes à la version 5.4 de Darktable.

  • Les précédentes éditions mentionnaient la conformité avec les différentes versions de
    Darktable. Pour une lecture plus fluide, ces informations ont été supprimées, car les
    modifications entre les versions intervenues ne remettent pas fondamentalement en question
    le contenu de ce document qui reste tout à fait utilisable pour toutes les versions depuis la 3.8.
  • La version 5.4 ouvre la possibilité de créer de multiples espaces de travail dans Darktable.
    Cela amène la création de fichiers de configuration propres à chaque espace de travail. Chaque
    fichier en cause a été dupliqué. Le fichier original subsiste pour l’espace de travail par défaut.
    La copie est renommée en gardant le nom original augmenté du nom de l’espace de travail.

Préambule

Indépendamment de vos propres fichiers d’images, Darktable utilise un certain nombre de fichiers pour
fonctionner. Ces fichiers sont de plusieurs ordres.

  • On distinguera d’abord les fichiers qui sont propres à chaque utilisateur de Darktable de ceux qui sont
    communs à tous les utilisateurs. Ces derniers sont fournis systématiquement avec chaque nouvelle version
    de Darktable. Les modifications que vous feriez sur ces derniers seront donc perdues lors de chaque mise
    à jour. Je les référencerai comme fichier utilisateur ou système.
  • On distinguera ensuite les fichiers de configuration qui régissent le fonctionnement du logiciel, des
    fichiers de traitement qui matérialisent toutes les modifications que vous faites sur vos photos. En effet,
    Darktable ne modifie JAMAIS vos fichiers d’images. Toutes vos modifications sont enregistrées dans ces
    fichiers de traitement. Je les référencerai respectivement comme fichier de configuration, ou de
    développement.
  • On distinguera enfin les fichiers de type “ texte ” qui n’ont besoin que d’un éditeur de texte pour être consultés
    ou modifiés, des fichiers de type “ binaire ” qui nécessitent des outils spécialisés pour être consultés ou
    modifiés. Je les référencerai également comme texte ou binaire.

Emplacement des fichiers.

Tous ces fichiers sont stockés à plusieurs endroits sur votre machine. Un endroit destiné
essentiellement à vos propres fichiers que j’appellerai bien sûr le dossier Utilisateur ; un deuxième
qui contient les vignettes de vos photos ainsi que quelques données d’exécution de Darktable que j’appellerai
dossier Cache ; un troisième qui sera utilisé pour les enregistrements des journaux de débogage que j’appellerai
dossier Temporaire ; un quatrième destiné aux fichiers système que j’appellerai dossier Système cela va de
soi ! Et enfin, tous les dossiers qui contiennent des images que vous avez importées. Ces dossiers sont situés
différemment selon le système que vous utilisez. Voici ces lieux décrits système par système. Vous pouvez aussi
définir vous-même l’emplacement de ces dossiers grâce aux options de lancement de Darktable.

Sous Linux.

Remarque préliminaire : la variable $HOME contient le chemin absolu (à partir de la racine du système),
du dossier personnel de l’utilisateur. C’est-à-dire, en général, /home/<login de l'utilisateur>. Cette
variable est couramment utilisée dans les scripts et en mode ligne de commande. Elle n’est pas universellement
utilisable dans les gestionnaires de fichiers graphiques ; par exemple, Nautilus ne la reconnaît pas alors
que Dolphin la reconnaît. Je l’ai employée dans cette description, car c’est une façon assez élégante de
décrire cette partie du chemin d’accès à des fichiers. Nota bene : le caractère ~ remplace avantageusement
la variable $HOME en saisie ; de plus, il est utilisable partout.

  • Dossier Utilisateur :
    $HOME/.config/darktable par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --configdir.

  • Dossier Cache :
    $HOME/.cache/darktable par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --cachedir.

  • Dossier Temporaire :
    /tmp par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --tmpdir. L’emplacement des
    journaux de débogage peut aussi être modifié avec l’option --dumpdir.

  • Dossier Système :
    /usr/share/darktable par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --datadir.
    Si vous compilez vous-même la version la plus récente de Darktable, le dossier système se trouve par
    défaut dans /opt.

Le dossier .config est un dossier caché (le ‹ . › au début du nom). Pour y accéder, il suffit de taper
son nom. Voici les moyens pour le visualiser :

  • Dans un terminal : ls -a
  • Avec les outils graphiques, cela dépend de l’outil, mais le raccourci Ctrl+h permet le plus souvent de
    le voir.

Sous MacOS.

Remarque préliminaire : MacOS et Linux partagent le même ancêtre commun, UNIX. La remarque préliminaire
concernant la variable $HOME, héritée d’UNIX, s’applique donc également ici.

  • Dossier Utilisateur :
    $HOME/.config/darktable par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --configdir.

  • Dossier Cache :
    $HOME/.cache/darktable par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --cachedir.

  • Dossier Temporaire :
    /private/var/folders/h_/<hashcode>/T par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de
    lancement --tmpdir. L’emplacement des journaux de débogage peut aussi être modifié avec l’option --dumpdir.

  • Dossier Système :
    /Applications/darktable.app/Contents/Resources/share/darktable par défaut. Cet emplacement peut être
    modifié avec l’option de lancement –-datadir.

Le dossier .config est un dossier caché (le ‹ . › au début du nom). Pour y accéder, il y a plusieurs
méthodes selon qu’on utilise un terminal ou le “ Finder ”. Plusieurs de ces méthodes sont décrites dans
ce fil de discussion

Sous Windows.

  • Dossier Utilisateur :
    %LOCALAPPDATA%\darktable par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --configdir

  • Dossier Cache :
    L’emplacement par défaut est (était ? Changement de version de Windows ?)
    %LOCALAPPDATA%\Microsoft\Windows\Temporary Internet Files\darktable\ Je l’ai vu aussi ici (version
    de Windows ?) : %LOCALAPPDATA%\Microsoft\Windows\NetCache\darktable\
    Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --cachedir.

  • Dossier Temporaire :
    %LOCALAPPDATA%\Temp\ par défaut.
    Sous Windows, le dossier dans lequel Darktable écrira les fichier journaux est différent du dossier temporaire.
    Précédemment ces fichiers étaient enregistrés dans les sous-dossiers système du profil de l’utilisateur, ainsi
    que dans un répertoire caché (il était donc impossible de cliquer dessus dans l’explorateur de fichiers
    avec les paramètres système par défaut). C’est emplacement a été modifié en %USERPROFILE%\Documents\Darktable.

    Cet emplacement peut être modifié avec l’option de lancement --tempdir.
    Il peut aussi être modifié avec l’option de lancement --dumpdir.

  • Dossier Système :
    C:\Program Files\darktable\share\darktable\ par défaut. Cet emplacement peut être modifié avec l’option de
    lancement –-datadir.

La variable %LOCALAPPDATA% correspond au chemin des fichiers de configuration des applications propres à chaque
utilisateur. C’est-à-dire, en général, C:\Users\<login de l'utilisateur>\AppData\Local\.

Comme pour Linux et MacOS, j’ai utilisé la notation lisible dans une fenêtre de commande (terminal ou cmd).
Donc “Users” et “Program Files”. Ces noms apparaîtront cependant sous une forme francisée dans l’explorateur
de fichier : “ Utilisateurs ” et “ Programmes ”. Le dossier AppData est un dossier caché. Pour l’afficher,
passer par les options de l’explorateur : organiser → options des dossiers et de recherche → affichage → afficher
les fichiers, dossiers et lecteurs cachés.

Description des fichiers.

Fichiers du dossier Utilisateur.

Voici la liste des fichiers contenus dans ce dossier avec la description de leur rôle. Ils ne sont pas
obligatoirement tous présents sur votre installation, car ils se créent au fil du temps et des besoins ;
parfois même, leur création nécessite une intervention manuelle.

  • color
    Dossier utilisateur contenant les éventuels profils de couleur d’entrée et/ou de sortie. Ce dossier ne
    contient pas directement les profils. Il contient uniquement deux dossiers in et out. Les dossiers
    color, color/in et color/out ne sont pas créés automatiquement lors de la configuration initiale
    de Darktable. Si vous avez besoin de ces dossiers pour y déposer des profils, vous devez les créer.

    • color/in
      Dossier utilisateur contenant les profils de couleur d’entrée. Ces fichiers de profil sont au format ICC.
    • color/out
      Dossier utilisateur contenant les profils de couleur de sortie. Ces fichiers de profil sont au format ICC.
  • darktablerc
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichiers contenant les données de configuration du logiciel. La
    plupart des données de configuration contenues dans ces fichiers peuvent être modifiées via les différents
    onglets de la fenêtre « préférences » de Darktable. Il existe cependant quelques valeurs très peu utilisées
    ou « un peu trop sensibles » qui ne sont manipulables que par la modification de ces fichiers. Darktable réécrit
    ces fichiers chaque fois que l’on quitte le logiciel. Les éventuelles personnalisations doivent donc se faire
    quand Darktable n’est pas actif.

    • darktablerc-common
      Fichier contenant les données de configuration du logiciel communes à tous les espaces de travail.
    • darktablerc
      Fichier contenant les données de configuration du logiciel pour l’espace de travail par défaut
    • darktablerc-<nom-de-l-espace>
      Fichier contenant les données de configuration du logiciel pour l’espace de travail <nom-de-l-espace>.
  • data.db
    | Utilisateur | Développement | Binaire |
    Fichier qui contient la seconde partie de la Base de Données
    (BdD). Contient les mots-clés, les styles, les préréglages, la géolocalisation. L’emplacement de ce fichier
    peut être modifié avec l’option de lancement –-library. L’utilisation de cette option modifiera
    simultanément l’emplacement de data.db et de library.db. Fichier au format SQLite. Ce ficier est commun
    à tous les espaces de travail.

  • data.db.lock
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichier de verrouillage de la seconde partie de la BdD.
    Il est créé au moment de l’ouverture de celle-ci et supprimé lors de sa fermeture. Dans de rares cas,
    Darktable ne peut pas supprimer ce fichier avant de s’arrêter. S’il subsiste, le prochain lancement de
    Darktable avortera puisque celui-ci considérera que la BdD est déjà ouverte par un autre logiciel.
    Dans ce cas, la suppression de ce fichier .lock réglera le problème. Il contient le « Process Id » du
    processus qui a ouvert la BdD. Ce fichier suit le fichier data.db. Si l’emplacement de data.db a été
    modifié avec l’option –-library, l’emplacement du fichier de verrouillage le sera également. Ce ficier
    est commun à tous les espaces de travail.

  • data.db-pre-<version>
    | Utilisateur | Développement | Binaire |
    L’installation d’une nouvelle version majeure de Darktable
    nécessite parfois (souvent) une modification du schéma de la base de données rendant incompatible la BdD
    avec la version antérieure. Avant cette modification, une sauvegarde est créée automatiquement par copie
    du fichier data.db. Ce fichier peut être supprimé s’il n’est pas envisagé de retour vers une version
    antérieure. Dans le nom de ce fichier, correspond au numéro de la nouvelle version de Darktable
    en cours d’installation. Fichier au format SQLite. Ce ficier est commun à tous les espaces de travail.

  • data.db-snp-<date>
    | Utilisateur | Développement | Binaire |
    Ces fichiers contiennent des instantanés (snapshots en anglais,
    d’où l’abréviation snp) de la BdD. C’est-à-dire, une sauvegarde de la BdD faite automatiquement et à
    cadence régulière, afin de pouvoir revenir à une situation correspondant à la date mentionnée dans le nom du
    fichier. La date est enregistrée sous forme compacte - sans séparateurs -, selon la séquence suivante
    AAAAMMJJhhmmss. Vous pouvez régler les paramètres de maintenance de la BdD dans la fenêtre des préférences
    de Darktable → onglet stockage → paragraphe base de données. Fichier au format SQLite. Ce ficier est commun
    à tous les espaces de travail.

  • library.db
    Utilisateur | Développement | Binaire |
    Fichiers qui contienent la première partie de la BdD. Ces
    fichiers contienent toutes les données de développement. L’emplacement de ces fichiers peut être
    modifié avec l’option de lancement –-library. L’utilisation de cette option modifiera simultanément
    l’emplacement des fichiers data.db et library.db. Fichiers au format SQLite.

    • library.db
      Fichier qui contient la première partie de la BdD pour l’espace de travail par défaut.
    • library-<nom-de-l-espace>.db
      Fichier qui contient la première partie de la BdD pour l’espace de travail <nom-de-l-espace>.
  • library.db.lock
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichiers de verrouillage de la première partie de la BdD.
    Lire les précisions concernant le fichier data.db.lock ci-dessus. Si l’emplacement des fichiers
    library.db a été modifié avec l’option –-library, l’emplacement des fichiers de verrouillage
    le sera également.

    • library.db.lock Fichier de verrouillage de la première partie de la BdD pour l’espace de travail
      par défaut.
    • library-<nom-de-l-espace>.db.lockFichier de verrouillage de la première partie de la BdD. pour
      l’espace de travail <nom-de-l-espace>.
  • library.db-pre-<version>
    | Utilisateur | Développement | Binaire |
    Fichiers de reprise de la première partie de la BdD.
    L’installation d’une nouvelle version majeure de Darktable nécessite souvent une modification du schéma
    de la base de donnée rendant incompatible la BdD avec la version antérieure. Avant cette modification,
    une sauvegarde est créée automatiquement par copie des fichiers library.db. Ces fichiers peuvent être
    supprimés s’il n’est pas envisagé de retour vers une version antérieure. Dans le nom, <version> correspond
    au numéro de la nouvelle version de Darktable en cours d’installation. Fichiers au format SQLite.

    • library.db-pre-<version>
      Fichier de reprise de la première partie de la BdD pour l’espace de travail par défaut.
    • library-<nom-de-l-espace>.db-pre-<version>
      Fichier de reprise de la première partie de la BdD pour l’espace de travail <nom-de-l-espace>.
  • library.db-snp-<date>
    | Utilisateur | Développement | Binaire |
    Fichiers de sauvegarde de la première partie de la BdD.
    Ces fichiers contiennent des instantanés (snapshots en anglais, d’où l’abréviation « snp ») de la BdD.
    C’est-à-dire, des sauvegardes de la BdD faites automatiquement et à cadence régulière, afin de pouvoir
    revenir à une situation correspondant à la date mentionnée dans les noms des fichiers. La date est enregistrée
    sous forme compacte – sans séparateurs – selon la séquence suivante AAAAMMJJhhmmss. Vous pouvez régler
    les paramètres de maintenance de la BdD dans la fenêtre des préférences de Darktable → onglet stockage →
    paragraphe base de données. Fichiers au format SQLite.

    • library.db-snp-<date>
      Fichiers de sauvegarde de la première partie de la BdD pour l’espace de travail par défaut.
    • library-<nom-de-l-espace>.db-snp-<date>
      Fichiers de sauvegarde de la première partie de la BdD pour l’espace de travail <nom-de-l-espace>.
  • lua
    Dossier utilisateur contenant les éventuels scripts additionnels, ceux que vous avez importés comme ceux que
    vous avez éventuellement créés. Les scripts sont écrits en langage Lua. Pour découvrir Lua, outre le site
    lua.org, vous disposez sur le site darktable.org
    d’un chapitre dans le manuel de Darktable ainsi que d’un manuel dédié . Le dossier lua n’est pas
    créé automatiquement lors de la configuration initiale de Darktable. « Le script manager » le créera pour vous
    si vous importez les scripts proposés et packagés par la communauté. Si vous avez besoin d’y déposer vos
    propres scripts et qu’il n’a pas été créé par le script manager, vous devez le créer.

  • luarc
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichier qui contient la liste des scripts Lua à charger lors
    du lancement de Darktable. « Le script manager » créera et modifiera ce fichier pour vous si vous importez
    les scripts proposés et packagés par la communauté. Sinon, pour intégrer vos propres scripts, il faudra le créer
    ou le modifier vous-même avec un éditeur de texte, en respectant strictement la syntaxe du langage Lua. Pour créer
    des scripts, voir des exemples dans le manuel de référence Lua disponible sur lua.org ainsi
    que le dans le manuel de Darktable et le manuel dédié aux scripts Lua sur le site
    darktable.org.

  • presets.json
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichier contenant les profils de bruits calculés par l’utilisateur
    en vue d’effectuer des tests. Ce fichier n’existe que si vous l’avez copié vous-même à cet endroit. Il est le
    résultat du calcul du profil de bruit d’un boîtier. Ce fichier est au format json.

  • shortcutsrc
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichier qui contient les raccourcis clavier, éventuellement
    personnalisés. Les raccourcis peuvent tous être modifiés via l’onglet “raccourcis” de la fenêtre “préférences”
    de Darktable ou via la fenêtre dédiée accessible via l’icône représentant un clavier.

  • shortcutsrc.backup
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichier qui contient les valeurs sauvegardées des raccourcis, lors
    d’une modification de ceux-ci.

  • shortcutsrc.default
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichier qui contient les valeurs par défaut des raccourcis. C’est
    le seul fichier système qui est stocké dans le dossier utilisateur.

  • shortcutsrc.edit
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichier utilisé par la boite de dialogue « restauration raccourci »

  • styles
    Dossier utilisateur contenant les fichiers de styles que vous avez créés. La suppression d’un de vos styles
    dans Darktable ne supprime pas le fichier dans ce répertoire. Le dossier styles n’est pas créé automatiquement
    lors de la configuration initiale de Darktable. Il est créé par Darktable quand vous créez un premier style.
    Il n’est pas nécessaire d’y déposer les styles que vous importez.

    • <vos styles>.dtstyle
      | Utilisateur | Développement | Texte |
      Les fichiers du dossier styles sont des fichiers au format xml,
      mais le contenu, bien que de format texte, est plutôt un BLOB (Binary Large OBject), donc non modifiable.
      Ces fichiers sont suffixés avec l’extension “.dtstyle”.
  • themes
    Dossier utilisateur contenant les éventuels fichiers de configuration personnalisés de l’aspect de l’interface
    de Darktable. Ces fichiers sont au format CSS (Cascading Style Sheet) tel que décrit par le W3C. Cependant,
    toutes les fonctionnalités CSS ne sont pas prises en charge par l’interface graphique Gtk utilisée par Darktable.
    Si vous avez besoin de ce dossier pour y déposer vos propres feuilles de styles, vous devez le créer.

    • <vos thèmes>.css
      | Utilisateur | Configuration | Texte |
      Fichier(s) CSS. Le nommage est libre, mais il est recommandé
      d’utiliser un nom de fichier différent des fichiers de style fournis par défaut (voir ci-dessous le dossier
      thèmes dans le paragraphe ‘Fichiers du dossier système’). Si vous complétez ou modifiez un de ces fichiers, ne le
      copiez pas en totalité. Créez votre fichier, commencez-le par une instruction d’importation telle que décrite
      dans la norme CSS, puis ajoutez simplement vos modifications.
  • user.css
    | Utilisateur | Configuration | Texte |
    Fichier CSS. Ce fichier contient les personnalisations des feuilles
    de style que vous faites à partir de la fenêtre des préférences de Darktable → onglet général → option « modifier
    le thème via les ajustements CSS ci-dessous » et la zone de saisie située juste en dessous.

  • watermarks
    Dossier utilisateur contenant les fichiers des filigranes. Ces fichiers doivent être au format SVG. Ils peuvent être
    créés avec n’importe quel outil capable de produire ce type de format de fichier. Le dossier watermarks n’est
    pas créé automatiquement lors de la configuration initiale de Darktable. Si vous avez besoin de ce dossier pour y
    déposer des fichiers de filigranes, vous devez le créer.

Précisions sur le contenu de la base de donnée

Parmi ces fichiers, deux fichiers constituent la BdD ; ce qu’ailleurs, on appelle le catalogue. Ces fichiers
sont au format SQLite. Il est possible de les consutler avec un utilitaire dédié à SQLite. Sqlitebrowser, par exemple.

  • library.db : qui contient toutes les données de développement. En fait, tout ce que l’on retrouve dans les
    fichiers “sidecar“ associés à chaque fichier de photo et portant l’extension .xmp.

  • data.db : qui contient tout le reste, les mots-clés, les styles, les pré-réglages, la géolocalisation, …

La scission en deux fichiers de la BdD a été faite pour pouvoir la régénérer à partir des fichiers XMP sans perdre
les mots clés, les styles et les pré-réglages. Pour faire cela, il suffit de réinitialiser uniquement library.db.

L’option de lancement --library permet de faire fonctionner Darktable avec une base de donnée située à un autre
emplacement ; avec le nom d’emplacement :memory: une base de donnée sera crée uniquement en mémoire, et sera effacée
lors de la fermeture du logiciel.

Sauvegarde

Comme vous pouvez le constater, la plupart de ces fichiers contiennent des données qui vous sont propres.
Et même, si la plupart d’entre eux peuvent être reconstitués facilement, il est certainement plus facile d’avoir
une sauvegarde du tout. Donc sauvegarder le dossier complet n’est pas une mauvaise idée. D’autant plus que les
fichiers qu’il contient ne représentent qu’un tout petit volume d’informations. L’essentiel en terme de volume,
ce sont les deux fichiers de la BdD. La sauvegarde du dossier devra être réalisée lors Darktable n’est pas actif.

Réinitialisation / restauration

À la lecture de ce qui précède, vous pouvez imaginer qu’une réinitialisation partielle ou complète de la
configuration peut se faire en supprimant une partie ou la totalité des fichiers de configuration utilisateur.
Attention cependant, car il existe un lien entre certaines informations contenues dans la base de donnée et les
vignettes stockées dans le dossier cache (voir paragraphe ci-dessous). Si vous supprimez la BdD, il vous faudra
également réinitialiser le cache des vignettes.

Jean-Pierre Verrue (contact at jpverrue point fr)

Fichiers du dossier Cache.

Voici la liste des dossiers et sous dossiers du dossier cache, ainsi que la description des fichiers qu’ils
contiennent

  • cached_kernels_for_<référence de votre carte graphique>
    Dossier contenant les versions compilées à la volée par Darktable des kernels openCL (Voir dans la section
    Système ci-dessous, le dossier kernels). Si vous avez plusieurs cartes graphiques, vous aurez plusieurs
    dossiers de ce type, un par carte graphique.

  • mipmaps-<mipmaps Id>.d
    Dossier contenant le cache des vignettes utilisées en table lumineuse et dans les bandeaux. Le mipmaps Id
    est un hashcode calculé lors de l’initialisation d’une instance de Darktable. Ce dossier contient lui-même
    plusieurs sous dossiers nommés de 0 à 8. Lors d’une première utilisation, seuls les dossiers 0, 1 et
    2 sont créés. Les autres dossiers seront créés à la demande et de façon transparente par Darktable ou
    explicitement lors de l’utilisation de l’outil darktable-generate-cache. Chaque dossier correspond à une
    taille de vignette ; de la plus petite taille dans le dossier 0, à la plus grande dans le dossier 8.
    Les tailles des vignettes sont de 110, 225 et 450 pixels sur le plus grand coté pour les dossiers 0, 1 et 2.

    Les vignettes elles-mêmes sont des fichiers JPEGs qui sont nommés selon le numéro de photo. Ce numéro est
    créé lors de l’importation, de manière totalement automatique et désigne univoquement la photo dans la BdD
    de Darktable. Il est visible dans le module informations de l’image, à la ligne “numéro”.

    Attention ! comme cela a déjà été évoqué à la fin du chapitre traitant des fichiers du dossier utilisateur,
    si vous réinitialisez la BdD de Darktable, il faudra également réinitialiser le cache des vignettes, car
    comme dit ci-dessus, celles-ci sont nommées avec le numéro de la photo. Après réinitialisation de la BdD,
    il sera donc certain que les numéros des anciennes vignettes ne correspondront plus avec les numéros des
    nouvelles photos importées. L’affichage en table lumineuse sera très étrange !

Fichiers du dossier Temporaire.

Voici la description des fichiers qu’il peut contenir.

  • darktable_bt_<numéro>.txt
    | Utilisateur | Développement | Texte |
    Fichier de débogage. Ce fichier peut être produit par Darktable
    en cas de plantage. Il pourra être utile aux développeurs pour identifier la partie du code à l’origine du
    plantage. Dans ce cas, cependant, il sera nécessaire de reproduire le plantage avec une version de Darktable
    compilée afin que les “symboles” soient inclus dans ce fichier. Le numéro est variable à chaque lancement
    de Darktable (probablement le numéro de processus, mais je n’ai pas pu le vérifier, car je n’ai
    pas de plantages ;-)).

Fichiers du dossier système.

Voici la liste des fichiers de ce dossier avec la description de leur contenu.

  • darktable.bash
    | Système | Configuration | Texte |
    Fichier de lancement de Darktable. [à compléter !]

  • darktablerc
    | Système | Configuration | Texte |
    Fichier contenant les données de configuration du logiciel
    lui-même. Il s’agit du fichier par défaut qui est copié lors du premier démarrage d’une nouvelle
    instance de Darktable.

  • gdb_commands
    | Système | Configuration | Texte |
    Fichier contenant quelques commandes utilisées lors d’un
    lancement de Darktable via la commande gdb à des fins de débogage.

  • kernels
    | Système | Configuration | Texte |
    Dossier contenant les codes support OpenCL des modules
    correspondants. Ces fichiers sont au format langage “c”.

  • latex
    Dossier contenant un fichier de configuration utilisé lors de l’exportation sous forme de
    “modèle de livre LaTex” (langage LaTex)

  • lua
    Dossier contenant un fichier utilisé pour le debug des scripts Lua (langage Lua)

  • luarc
    | Système | Configuration | Texte |
    Fichier initial de Lua.

  • noiseprofiles.json
    | Système | Configuration | Texte |
    Fichier contenant tous les profils de bruits connus
    de Darktable. Ce fichier peut être masqué en totalité ou en partie par un fichier de même nom créé
    dans le dossier Utilisateur Fichier au format json.

  • pixmaps
    Dossier contenant les icônes utilisées en interne par Darktable.

  • pswp
    Dossier contenant les fichiers nécessaires pour l’exportation sous forme de “galerie web”. Voir également
    le dossier style.

  • rawspeed
    Dossier contenant les fichiers de configuration de Rawspeed. Rawspeed est la librairie sous-jacente de
    Darktable qui décode les fichiers raw. Ce dossier contient deux fichiers :

    • cameras.xml
      | Système | Développement | Texte |
      Ce fichier XML décrit tous les boîtiers pris en charge par
      rawspeed et donc par Darktable. Il contient sa propre DTD. Chaque entrée décrit toutes les caractéristiques
      du capteur du boîtier.
    • showcameras.xsl
      | Système | Développement | Texte |
      Ce second fichier est la feuille de style nécessaire pour imprimer
      le fichier cameras.xml, le cas échéant,
  • style
    Dossier contenant les feuilles de style (css), ainsi que quelques fichiers JPEG, GIF et ICO, nécessaires à
    l’exportation sous forme de “galerie web”. Voir aussi le dossier pswp.

  • styles
    Dossier contenant les styles spécifiques aux appareils photo pris en charge par Darktable (plus de 500)
    L’utilisation de ces styles permet d’obtenir rapidement un rendu plus proche de celui des fichiers JPEG
    fournis par l’appareil photo.

    • darktable_<marque>_<modèle>.dtstyle
      | Système | Développement | Texte |
      Fichiers de style fournis par Darktable. Pour obtenir le nom réel
      du fichier, il faut bien sûr remplacer <marqueè> et <modèle> par le nom de la marque et le nom du modèle.
      Par exemple : darktable_Fujifilm_X100F.dtsyle
  • themes
    Dossier contenant les fichiers de configuration de l’aspect de l’interface de Darktable. Ces fichiers sont au
    format Cascading Style Sheet (CSS) tel que décrit par le W3C. Cependant, toutes les fonctionnalités CSS ne sont
    pas prises en charge par l’interface graphique Gtk utilisée par Darktable. Ce dossier contient les fichiers
    suivants. Tous sont classifiés
    | Système | Configuration | Texte |

    • darktable.css
      Feuille de style d’origine de Darktable.

    • darktable-elegant-dark.css
      Feuille de style élégante sombre.

    • darktable-elegant-darker.css
      Feuille de style élégante plus sombre.

    • darktable-elegant-grey.css
      Feuille de style élégante gris clair.

    • darktable-elegant-highcontrast.css
      Feuille de style élégante contrastée.

    • darktable-icons.css
      Feuille de style sombre avec icônes.

    • darktable-icons-dark.css
      Feuille de style sombre avec icônes.

    • darktable-icons-darker.css
      Feuille de style plus sombre avec icônes.

    • darktable-icons-grey.css
      Feuille de style gris clair avec icônes.

    • darktable-icons-highcontrast.css
      Feuille de style contrastée avec icônes.

  • tools
    Dossier qui contient quelques programmes utilitaires d’administration de Darktable. Actuellement ce sont
    des scripts bash (Linux, MacOS). En voici la liste :

    • common.sh
    • extract_wb_from_images.sh
    • purge_from_cache.sh
    • purge_non_existing_images.sh
    • purge_unused_tags.sh
      Attention ! Ces scripts ne sont pas disponibles dans la version Windows, car ce sont des scripts écrits en
      langage Bash qui nécessitent donc l’interpréteur bash, non disponible nativement sous windows. Le seul script
      disponible dans la version Windows est :
    • purge_nonexistent_images.bat
      Néanmoins si vous avez besoins d’utiiser les scritps Disponibles dans les versions Linux et MacOS,
      il est tout à fait possible de les télécharger à partir du dépot
      Github de darktable
      et de les exécuter dans le sous-système Linux (WSL) disponible dans Windows.
  • watermarks
    Dossier contenant les quelques fichiers de filigrane disponibles par défaut avec Darktable. Ces fichiers
    sont au format SVG. En voici la liste. Tous sont classifiés

    | Système | Développement | Texte |

    • darktable.svg
    • fixed-size-text.svg
    • hasselblad.svg
    • metadata-template.svg
    • promo.svg
    • simple-text-shadow.svg
    • simple-text.svg
      Vous pouvez copier ces fichiers dans votre propre dossier de configuration afin de les utiliser comme
      base de travail et créer vos propres filigranes.
  • wb_presets.json
    | Système | Configuration | Texte |
    Fichier contenant tous les préréglages de balance des blancs
    des appareils photos connus de Darktable. Fichier au format json.

Vous avez peut-être remarqué que je n’ai pas parlé des fichiers de caractérisation des objectifs.
Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Ces fichiers n’appartiennent pas à Darktable. Ils dépendent d’une librairie tierce : Lensfun.
  • Puisqu’ils appartiennent à Lensfun, ils sont fournis par cette librairie ; pas par Darktable.
  • Darktable utilise plusieurs versions différentes de Lensfun, selon les distributions et / ou les packages.
  • L’emplacement des fichiers dépend de la version de Lensfun, et du mode de mise à jour de ces fichiers
    ; parfois aussi de la distribution.
  • L’entête des fichiers de Lensfun change légèrement selon la version.

Bref tout cela fait beaucoup de variables et il faudrait probablement un document aussi volumineux que
celui-ci pour faire l’inventaire exhaustif de toutes les hypothèses. Ce sujet a déjà été traité
abondamment sur le forum darktable.fr, sans que quelques
règles simples puissent être établies. Donc, pour l’instant, je n’en parle pas.

Fichiers dans vos dossiers de photos.

| Utilisateur | Développement | Texte |
En plus de tous ces fichiers de configuration ou de fonctionnement,
Darktable produit des fichiers XMP qui sont associés à chaque fichier image que vous avez importé dans
Darktable. Ces fichiers sont nommés en ajoutant l’extension “.xmp” au nom complet de vos fichiers images
(nom + extension). Ces fichiers contiennent toutes les données nécessaires pour pouvoir reproduire le traitement
de vos images, même si vous avez supprimé l’intégralité des fichiers que j’ai listés ci-dessus. Tant que vous
avez ces fichiers, vous n’avez rien perdu. Ces fichiers sont au format XMP (sur une base xml). La norme XMP
est maintenant une norme ISO sous le numéro ISO-16684-1:2012.

Voilà, j’espère ne pas en avoir oublié. N’hésitez pas à me signaler toute erreur ou omission !