18 thoughts to “darktable. Exposition et Filmique avec repères de réglages”

  1. L’art de tuer filmique et darktable en une vidéo. Débutants, fuyez cette vidéo ! De mon point de vue, elle n’a rien à faire sur le site francophone dédiée au fabuleux darktable.
    Désolé Mr Délétrée, je n’ai rien contre vous, mais là, c’est trop !
    Je n’ai aucune relation avec Aurélien Pierre (créateur de filmique), mais je me dis que pour lui cela doit être une torture de visionner cela.
    Bien à vous.

  2. Bonjour,
    @Fontaine : je peux comprendre ce commentaire mais je pense qu’il mériterait plus de détail pour étayer les critiques.
    Pourquoi “art de tuer darktable ” en une seule vidéo ?
    Parcequ’on est sur une approche plutôt empirique contraire à l’approche mathématique structurée d’Aurélien Pierre (d’où la torture ) ?
    Beaucoup d’utilisateur cherche une approche simple et un peu rapide pour le développement de leurs fichiers raws , avec en arrière pensée la comparaison avec la facilité, la rapidité et l’efficacité de Lightroom.
    Pour filer la métaphore automobile, on dira de que Lightroom est une voiture de sport bourrée d’automatisme et d’assistance ( abs, boite automatique, antipatinage, allumage auto des feux etc ….) quand Darktable est une voiture de sport brute, extrêmement efficace mais qui demande à être pilotée.
    Le truc, c’est que tout le monde n’est pas pilote …. et que de temps en temps on a juste envie de faire une balade, pas une course automobile.
    L’approche idéale serait sans doute des automatismes efficaces pour les 95% de photos “simples” et la puissance des outils manuels pour les 5% restant…
    Et aussi ne pas systématiser le “pixel peeping” et sa visualisation sur écran à 100%, voir 200% pour traquer le moindre pixel de travers. Au final , la photo s’appréciera sur une écran ou sur un mur , mais dans sa totalité et pas au microscope….
    Ceci étant, à mon sens le nouveau flux de travail de Darktable “relatif à la scène” incluant la V4 de filmique est un vrai progrès en terme d’efficacité par rapport à l’ancien filmique.

    1. Bonjour,
      J’entends bien. Mais je ne suis pas certain que les manipulations proposées dans cette vidéo améliorent la photo que l’on travaille.
      Je suis vraiment d’accord avec vous concernant filmique V4 “relatif à la scène”. Ce module vaut vraiment la peine de faire un effort pour réussir à l’utiliser correctement.
      Il y a là possibilité de donner une réelle ampleur à nos photographies.
      J’ai de l’enthousiasme à penser que ce logiciel va continuer son développement dans une telle direction.
      Je pense aussi que certaines vidéos d’Aurélien Pierre sont difficilement accessibles… Les dernières le sont d’avantages, celles qui sont épurées d’explications mathématiques.
      Je suis de nature optimiste (pas rêveur) et les vidéos à venir seront peut-être encore meilleures…
      Mon optimisme se doit d’être grand puisqu’anglophone et moi riment différemment.

  3. C’est pas très sympatique comme remarque……..a moins d’en avoir contre philippe je ne vois pas ce que votre remarque viens faire sur ce site……Que proposez vous alors?
    Le “Bien à vous” est en trop aussi !

    1. Je vous l’accorde, je ne suis pas sympathique. Ce qui m’importe c’est d’être juste.
      J’ai autre chose à faire dans la vie que d’être contre qui que ce soit.
      Je préfère être avec le débutant, par exemple.
      Toujours de mon point de vue, il sera induit en erreur dans son apprentissage de filmique et de Darktable avec cette vidéo. Cela lui fera prendre des habitudes qui n’ont pas de sens dans le développement d’une photo. Il perdra donc son temps.
      C’est ce qui peut arriver parfois quand on veut être sympathique plutôt que de dire ce que l’on pense juste, voire évolutif.
      J’insiste sur le fait que ce qui est important selon moi, c’est que le débutant soit bien guidé.
      J’ai quelque peu pratiqué le module filmique et si j’étais tombé sur cette vidéo dans le but de comprendre ce module, j’aurai eu l”impression d’avoir fait une mauvaise rencontre.
      Ce que je propose ? Eh bien ce commentaire qui servira à des débutants.
      Avec toute ma considération.

  4. C’est vrai que la démarche est très empirique avec le nez un peu trop collé sur l’histogramme…
    Il me semble que le concepteur de filmique nous exhorte dans une de ses vidéos à ne pas regarder l’histogramme. Du coup je l’ai supprimé de l’affichage de la chambre noire…
    Je l’ai remis, pour voir et essayer la ‘méthode’ de Philippe, sur une photo que j’avais déjà développée en suivant les conseils d’Aurélien et sans l’histogramme…Le résultat avec la ‘méthode’ de cette vidéo me semble bien moins sympa que celui que j’obtiens initialement.
    Ce qui est gênant avec ce ‘protocole’ proposé par Philippe c’est qu’on applique une recette de cuisine qui fonctionne grosso modo mais que je ne comprends pas…alors qu’ici l’ensemble me paraît clair et permet de s’appuyer sur certains principes :
    https://darktable.fr/2019/12/2-videos-en-anglais-pour-expliquer-lutilisation-filmique-rvb/
    J’aime bien celle ci aussi :
    https://darktable.fr/2020/01/fr-darktable-3-0-pour-les-nuls-4-5-modules/

  5. Bonjour à tous,

    sur le dernier filmique, à part éventuellement de faire varier légèrement le point blanc suivant les photos, pour récupérer un peu de matière, généralement il n’y a rien à faire, quant à faire varier le point noir, toujours pour moi, c’est le curseur à conserver à sa place, si l’on veut garder le contraste.

  6. Moi qui m’étonnais du peu de commentaires concernant ce tuto, ben nous v’là servis…
    Et s’il n’y avait pas de “vérité” ?
    Ce que je reproche à la méthode de Philippe ? On n’a pas besoin de regarder la photo du tout ! Tout se fait les yeux rivés sur l’histogramme ou sur la courbe de filmique, bref tout le contraire de ce que préconise Aurélien. MAIS force est de constater que ça fonctionne plutôt bien pour des images “courantes”. C’est rapide, donc, mais trrrrès automatique, bien loin de l’appréciation subjective du développement d’un négatif par le photographe, de ce qu’il souhaite ou pas montrer.
    L’approche d’Aurélien est purement artistique, puisqu’il s’est coltiné le boulot mathématique. L’image, et rien que l’image, c’est notre travail.

    Bref, moi je trouve plutôt bien de pouvoir disposer de ces 2 démarches autour de ce fantastique module. ON A LE CHOIX ! Pourquoi s’en plaindre ? Et on peut même panacher les 2, commencer par la méthode Delétrée et peaufiner par la méthode Pierre (mais le contraire n’est pas possible 😉 ).

    Par contre j’avoue que j’aimerais bien quand même des explications sur la recette (car c’en est une) de Philippe…

  7. Juste quelques précisions, vu que je suis cité plusieurs fois ici (je n’ai pas regardé la vidéo) :

    1. ma série de vidéos sur darktable 3.0 s’adresse en priorité aux utilisateurs avancés et aux auteurs de cours et tutos, en pariant sur le fait qu’ils se chargeront de la vulgarisation vers les débutants, et pour m’assurer qu’ils aient de l’information fiable (peu d’auteurs de tutos lisent la documentation…) pour éviter les écueils de darktable 2.6 (la youtubosphère trouvait filmique difficile sans avoir lu le manuel, étonnant non ?),

    2. mes vidéos contiennent des maths (et quand je dis “maths”… des additions et des multiplications de niveau collège, faut pas exagérer) pour expliquer en détail le fonctionnement interne des modules (précisément parce que c’est souvent moins difficile que ce qu’on imagine) et joindre la théorie avec la pratique et avec l’objectif de conception de l’outil (ce que personne d’autre ne fait sur internet, vu que toute la formation disponible vise les grands débutants et s’arrête au niveau intermédiaire),

    3. je n’ai jamais conseillé ni recommandé de retoucher en regardant les numéros dans les réglages ou les histogrammes. Les maths sont dans l’outil, au service d’un but esthétique, les comprendre peut aider à comprendre son comportement (ses forces et ses limites), mais derrière c’est l’utilisateur qui doit contrôler le résultat. Dans certains cas, les utilisateurs avancés pourront s’aider des graphes pour diagnostiquer des problèmes ou valider que tout se passe bien avant une impression – encore faut-il savoir lire et interpréter ces graphes – mais on joue de la musique à l’oreille et on dessine à l’œil, je ne vois pas de raison de retoucher aux numéros.

    Réduire la photo (ou la retouche) à une série de procédures visant à optimiser des métriques quantifiables n’est pas ma conception d’une pratique artistique, même si je peux comprendre que ça donne un cadre apparemment objectif et reproductible qui rassure le débutant (ou qui l’angoisse si jamais l’image a l’air bien malgré des réglages hors des recommandations).

    D’un point de vue pédagogique plus général, je ne suis pas sûr que rassurer le débutant avec des recettes et des raccourcis soit bon pour lui à moyen terme. Il vaudrait mieux lui apprendre à se faire confiance et le rendre autonome le plus vite possible. Et on ne peut être autonome sans un minimum de compréhension de ce qu’on manipule.

    Enfin j’aimerais qu’on cesse de comparer darktable à une voiture. Une voiture est une commodité (pas un outil de production), potentiellement mortelle, dont l’utilisation est contingente à l’obtention d’un permis, qui requiert au moins 30 h de formation. darktable est un instrument, au même titre qu’un instrument de musique, qui permet à l’utilisateur d’interpréter un RAW comme un musicien interprète une partition. Déjà, on n’est pas du tout dans la même finalité, ensuite, quand les apprentis retoucheurs accepteront de passer 30 h de formation sur l’instrument à la place d’exiger une gratification immédiate, on aura réglé 90 % de leurs problèmes. Je traite toutes les semaines avec des utilisateurs frustrés dont le seul problème est de chercher à contourner la difficulté, plutôt que de l’accepter, de se relever les manches et d’y passer le temps qu’il mérite. À la fin, ces gens là auront investis plus de temps à contourner la difficulté que ce qu’il aurait fallu pour en venir à bout.

  8. Je peux comprendre l’intention de Philippe qui est de faciliter l’arrivée des nouveaux adeptes de DT. C’est louable, même si je ne partage pas tout à fait son approche. On ne peut pas reprocher à quelqu’un de s’investir, et je ne le ferai jamais. Je considère le développement de photographies comme une démarche artistique, qui suit nos inclinations, et peu importe comment on y arrive.
    Pour finir, et en lien avec ce que je viens d’écrire, une petite provocation et pardon pour ceux que ça ferait sauter au plafond 😉 ! :

    “Rien n’est plus facile à apprendre que la géométrie pour peu qu’on en ait besoin. Quand on n’en a pas
    besoin, quand ça ne vous manque pas, c’est assommant. Je suis enchanté de ne pas avoir appris la géométrie
    et l’algèbre car ça ne pourrait me servir à rien.”

    Sacha Guitry – L’esprit.

    1. Effectivement, tout ce tu ne possèdes pas t’es inutile par nature. Pour savoir si c’est utile ou pas, il faut déjà l’avoir avec toi. Apparemment, Sacha Guitry n’a jamais eu besoin de ranger un coffre. L’apologie de la stupidité par des gens célèbres ne date donc pas d’Hanouna, et je ne sais pas si c’est rassurant.

      1. On s’éloigne hélas un peu du sujet, Aurélien, mais Guitry ne fait pas l’apologie de la stupidité, mais prêche plutôt pour le remplacement d’un outil (le savoir formel et/ou scientifique) par un autre (la pratique par l’expérience ou l’émotion). En tout cas c’est comme ça que je l’interprète 😉
        Bon week-end à toi/tous/toutes.

        1. La France est le seul pays où la théorie est le contraire de l’expérience. Ailleurs, les gens ont compris que l’un nourrissait l’autre et réciproquement, si bien que tout projet s’envisage seulement comme un aller-retour constant entre la théorie et l’expérience, au service d’un but concret, plutôt que comme une guerre de religion où on doit choisir son camp entre les théoriciens et les praticiens. C’est un débat stérile, on a besoin des deux.

          Y a erreur sur le sens de « savoir ».

          Ce qui voudrait dire que les soucis pédagogiques discutés ici viennent en réalité d’une erreur philosophique fondamentale : il y a des gens qui pensent que la théorie est une dimension parallèle à la pratique, et qu’elles peuvent fonctionner indépendamment sans jamais se rencontrer. C’est une croyance totalement fausse. Je ne sais pas si ça vient de l’école, où les cours théorique sont séparés des cours pratiques durant tout le cursus, mais les professionnels qui produisent des trucs en vrai (et pas juste du radotage de programmes de l’Éduc Nat) passent de la théorie à l’expérience toute la journée. Y a pas d’autre moyen.

  9. Toujours est-il qu’en pratique, le module filmique n’est pas très intuitif pour les photos en basses lumières (heures bleues). Le couple “module de bases” et “Ombres et hautes lumièrse” donne de bien meilleurs résultats en quelques secondes.
    En pratique, décocher la case “applique le pré-réglage de la courbe de base pour le boîtier” dans “préférences” > “traitement” ne soit pas une bonne idée.

    1. L’intuitivité n’existe pas. Quand les gens disent “intuitif”, en fait ils veulent dire “qui ressemble à quelque chose qu’ils connaissent déjà”. Ce qui suppose d’avoir déjà des connaissances à la base.

      Le module courbe de base va aussi te permettre, en pratique, de brûler tes hautes lumières et de produire des couleurs hors-gamut en quelques secondes. Le module ombres et hautes lumières va te permettre, en pratique, d’avoir des halos autour des nuages ou des objets sombres en quelques secondes aussi.

      Le choix est très simple : retouche rapide et sans effort avec résultats basse qualité, au hasard des curseurs, ou retouche rigoureuse avec résultats haute qualité reproductibles et fiables, mais là l’outil va être plus complexe.

      J’ai beaucoup de retours d’utilisateurs qui disent que filmique a simplifié et accéléré leur retouche, mais tous expliquent qu’il a fallu se taper mes explications avant, pour commencer à en tirer parti.

  10. Bonjour,
    Je suis assez d’accord avec toi.
    Dans beaucoup de domaines on a l’habitude en France de couper les choses en morceaux sans voir le tout.
    Et tout cela donne : “ceux” qui s’imaginent détenir le savoir et qui prennent de haut “ceux” qui ont la pratique,des connaissances empiriques et aussi “le bon sens” . Le résultat est catastrophique.
    Cela explique peut-être aussi le peu de cas que l’on fait de l’apprentissage en France qui est pourtant le lieu où se réunissent le savoir et l’expérience pour produire comme tu le dis “des trucs en vrai”
    Mon expérience personnelle m’a fait professionnellement débuter jeune (16 ans) par la pratique mais j’ai aussi rapidement compris qu’il me fallait pour aller plus loin de la théorie (plus facilement assimilable d’ailleurs lorsque l’on a de la pratique puisque l’on relie la théorie au concret ce que l’on ne fait malheureusement pas à l’école et qui en rebute plus d’un).
    Il faut pour relier le tout un peu d’humilité et…de travail car rien n’arrive seul.

  11. Bonjour,
    Je vous rejoins. Je pense aussi que comprendre est un mystère… à vivre. Comprendre, dans le sens de “prendre en soi”. Comprendre avec la tête ne suffit pas. Comprendre c’est aussi faire l’expérience de… En soi et concrètement, extérieurement. Ça, ça demande de l’implication. Il n’y a aucune honte à ne pas encore avoir compris quelque chose. On est alors en chemin. C’est inconfortable mais inesquivable. Nous passons tous par là.
    Je perçois aussi qu’il y a plusieurs angles et niveaux de compréhension. Nous ne comprenons pas tous avec la même profondeur ni n’abordons les choses du même angle (idéaliste,mathématique, matérialiste, spiritualiste, réaliste, etc… Mais nous sommes complémentaires dans nos compréhensions. D’où peut naître la beauté du “travailler ensemble”.

    La compréhension est différente de interprétation. Interpréter, c’est faire comme si on avait compris (mais c’est souvent inconscient). Conséquence d’un fonctionnement “hors sol”, sans l’expérience (ni en soi ni extérieure). On est alors dans une croyance.
    On ne peut juger de quelque chose que si on l’a comprise un minimum, pas si on l’a seulement interprétée. C’est peut-être même malhonnête ?
    De même que si l’on veut partager avec d’autres à propos d’une chose que l’on n’a pas vraiment comprise soi-même, ça peut poser problème… De mon point de vue c’est peut-être anti fraternel ?
    Mais le monde est ce qu’il est aujourd’hui et la route est encore longue.
    Comprenons ensemble.
    Merci à vous

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