Je n’ai pas besoin de savoir comment marche un moteur pour conduire une voiture

Je suis allé au Libre Graphics Meeting, début juin, à Saarbruecken, pour rencontrer les développeurs de darktable, en particulier Johannes Hanika, son fondateur, et Tobias Ellinghaus, son deuxième plus gros contributeur. On a discuté de l’avenir de darktable, des orientations à donner et des choses à corriger. On a, aussi, discuté des utilisateurs, de leurs attentes, de leurs priorités.

Et on a un problème :

Les attentes des utilisateurs sont de plus en plus irréconciliables avec l’évolution des techniques d’imagerie numérique.

Les attentes des utilisateurs, ce sont ces préjugés, ces hypothèses fondamentales, sur ce qu’est une image et ce que devrait être sa retouche. Elles viennent, en grande partie, de l’héritage des logiciels Adobe, qui héritent eux-même de la photo argentique. Or la photo a radicalement changé depuis l’ère argentique, en terme de technique, de reconstruction du signal et d’hypothèses de base.

Les vieux de la vieille vous le diront tous : tout se joue à la prise de vue. Beaucoup vont donc chercher l’exposition parfaite dans l’appareil. Mais qu’est-ce qu’une exposition parfaite ? Rappelons que le film couleur a environ 5-6 EV de plage dynamique, et le film N&B argentique peut monter à plus de 12 EV, mais dans tous les cas, le papier n’aura jamais plus que 5-7 EV de plague dynamique (soit un D-max de 1,5-2,3). Dans ce contexte, on sacrifie les très hautes et très basses lumières, on place les tons moyens au centre de l’histogramme, et paf ! la photo est « parfaitement » exposée sans effort. Sauf pour ceux qui pratiquaient le dodging & burning sous l’agrandisseur, afin de récupérer le contraste sélectivement, mais ça demandait déjà une certaine expertise. Tout le pipeline graphique (normes ICC) a été construit dans les années 1980-90 pour des photos de 8 EV et moins, où l’on pose l’hypothèse que le gris moyen se trouve à 18 % de luminance, le blanc diffus (mat, à 20 % de réflectance) à 100 % de luminance, et le noir à 0 %, par définition (rappel : le noir absolu n’existe pas sur Terre). 100 % étant le blanc de l’écran, dont la plage dynamique est d’environ 8 EV aussi. C’est la raison pour laquelle beaucoup de logiciels écrêtent tout simplement les valeurs supérieures à 100 % (codé 255 en 8 bits), sans autre forme de procès.

Aujourd’hui, même votre réflex à 250 € a déjà au moins 12 EV de plage dynamique à 100 ISO. C’est 1,5 fois plus que votre écran. Ça veut dire que vous faites de la photo HDR sans le savoir. Ça veut dire, aussi, qu’il faut des moyens « intelligents » de remapper cette grande plage dynamique vers la plage dynamique, plus faible, de l’écran et du papier. « Intelligents » signifiant compresser le contraste global en perdant un minimum de contraste local et sans abîmer la couleur. La conséquence de tout ça, c’est que le 100 % de luminance n’encode plus obligatoirement un blanc diffus, mais peut encoder n’importe quoi (reflets spéculaires, lumière directe du soleil, etc.). De même, 18 % ne représente plus obligatoirement un gris moyen, mais le gris peut parfaitement se trouver entre 2 et 9 % de luminance. Car, pour tirer parti de cette plage dynamique étendue, vous « exposez à droite », c’est à dire que vous sous-exposez pour caler les hautes lumières juste sous le seuil de saturation du capteur, puis vous repoussez les ombres en logiciel, via le mappage de tonalité. Exit, donc, l’écrêtage des valeurs supérieures à 100 % pendant le traitement de l’image. On ne peut plus représenter les valeurs de pixels en % de la luminance écran, on devrait les représenter en terme d’énergie de la lumière sur la scène (entre ]0 ; + infini[).

Ce faisant, vous continuez d’utiliser des logiciels dont le pipeline graphique suppose et attend des valeurs de luminance dans [0 ; 100 %]. Leurs options de fusion paramétrée, les masques etc. affichent des curseurs de 0 à 100 % (ou de 0 à 255, en 8 bits). Et quand vous ouvrez votre fichier raw dans votre éditeur préféré, vous ne comprenez pas pourquoi il est si sombre, beaucoup plus que ce que l’appareil affichait à l’écran. C’est le poids de l’héritage. Car la photo HDR n’est plus WYSIWYG.

On arrive aux limites de l’utilisation aveugle du logiciel.

L’amélioration de la qualité des capteurs et des écrans pardonne de moins en moins les mauvais traitements infligés à la couleur de vos pixels. Toutes les approximations grossières que l’usage a imposé et que l’héritage à rendu « intuitifs » (courbes de tonalités, correction de luminosité sous forme de fonction « gamma », contrôles HSL/HSV, etc.), si elles pardonnaient encore à 8 EV, explosent à 10 EV et plus. Conséquemment, les stratégies de mappage des tonalités et du gamut deviennent de plus en plus complexes, et imposent à l’utilisateur de comprendre ce que « exposition » signifie dans le domaine de la scène réelle (lumière) et dans le domaine de l’écran (valeurs RGB), de même que de comprendre toutes les hypothèses avec lesquelles il travaillait dans le passé, sans le savoir. La stratégie « pousse-bouton », façon Lightroom, dans laquelle on utilise n’importe quel filtre dans n’importe quel ordre n’est plus possible : il faut s’intéresser au pipeline en entier, et à l’ordre dans lequel ses filtres sont appliqués.

Si toutes ces notions (théoriques et techniques) sont généralement intégrées chez les professionnels du cinéma (formations plus pointues, semble-t-il), les professionnels de la photo (et a fortiori les amateurs) ne veulent pas en entendre parler et, pour toute objection, on se prend dans les dents cette métaphore éculée :

« Je n’ai pas besoin de savoir comment fonctionne un moteur pour pouvoir conduire une voiture » – Papy Mougeot.

La seule raison pour laquelle votre grand-mère peut conduire sa voiture sans avoir la moindre idée de ce qui se passe sous le capot, c’est que sa voiture a été spécialement conçue (et bridée) pour ça. Est-ce que votre grand-mère gagne des rallies ? Demandez à un pilote de Formule 1 s’il sait comment fonctionne son moteur. En photo, c’est pareil. On perd en simplicité ce qu’on gagne en contrôle, on perd en contrôle ce qu’on gagne en simplicité. On ne peut pas gagner sur les deux tableaux. Le photographe est l’analogue du pilote, pas celui du conducteur de base coincé dans les embouteillages. Autrement, on parle d’un presse-bouton, piégé pour toujours dans les fonctionnalités user-friendly que le constructeur de l’appareil a prémâché pour lui. Et, je ne sais pas pourquoi, mais les gens semblent s’acharner à ne pas vouloir le comprendre. On a beau vivre à l’ère du high-tech, on n’a toujours pas inventé la magie. Tout se paie.

En terme de conception du logiciel (darktable, en l’occurence), ça commence à poser des problèmes croissants. Quand on résoud des problèmes de plus en plus complexes, fatalement la solution augmente en complexité. Si l’on veut éviter de complexifier la solution, il faut alors renoncer à traiter tous les problèmes et limiter la solution à un ensemble réduit de problèmes classiques, pour lesquels on peut faire des hypothèses réalistes et cacher des paramètres à l’utilisateur. Mais alors, on perd en versatilité et en adaptabilité. Dans darktable, nous somme tiraillés entre offrir une approche « simplifiée » à ceux qui le souhaitent, en sachant qu’on va leur donner de mauvaises habitudes et entériner de mauvais réflexes (« les couleurs sont sursaturées avec la courbe de base » – oui, c’est normal), ou une approche complète et complexe pour ceux qui veulent aller au fond, en sachant qu’on va effrayer les autres (« pourquoi mon image à l’air si fade quand je désactive tous les modules ? »). Pour l’instant, on offre les deux approches, avantage de l’architecture modulaire, mais ceux qui se rendent au niveau avancé ont alors de fortes chances de mixer l’approche simple et l’approche complète/propre (cf. tous ceux qui utilisent filmique avec la courbe de base active), alors qu’elles sont incompatibles et qu’ils n’en savent rien (et ce n’est pas faute de l’écrire dans la documentation…).

La frustration des utilisateurs vient de ce que la solution qu’on leur propose ne correspond pas à leurs attentes. Le problème est que leurs attentes sont de plus en plus irréalistes, en terme de simplicité et « d’intuitivité », par rapport aux défis posés par le HDR, parce que les workflows doivent changer pour supporter correctement des appareils HDR sans passer par des bricolages infâmes (qu’on a passé 30 ans à accumuler). Et pour comprendre ce qui doit changer, il faut déjà comprendre les fondamentaux de la couleur, numérique et psychophysique. Or, trop souvent, la photographie est le produit d’appel des arts graphiques, le truc qu’on choisit par défaut quand on a la flemme d’apprendre à dessiner ou à peindre, ce qui amène un public déjà peu motivé, qu’on perd totalement dès qu’on commence à parler de métamérisme et de bits d’encodage.

Il faut comprendre que l’intuitivité et la simplicité de la plupart des logiciels photo actuels sont aussi la cause des incohérences de couleur qu’on y rencontre, notamment avec les lumières colorées (éclairages de scène, couchers de soleil, bleus saturés qui virent vers le violet, etc.) : leur simplicité s’est faite au prix d’approximations, qui coûtent très cher en qualité dans une utilisation HDR, plus exigeante. Le HDR demande une extrême rigueur dans les mathématiques mises à l’œuvre pour le traitement, et donc des contrôles plus avancés, donc une interface plus chargée et riche en termes techniques précis, de nature à faire fuir le néophyte. Dans ce contexte, viser la simplicité de l’interface a des implications directes sur la qualité du résultat, et viser l’intuitivité n’est plus possible car il faut exposer à l’utilisateur des paramètres qu’on lui a caché pendant des décennies. darktable entre ici en « concurrence » avec des logiciels commerciaux qui cherchent à faire plaisir immédiatement aux utilisateurs, même quand ceux-ci veulent se tirer une balle dans le pied, et même s’ils les desservent à long terme. Logiciels commerciaux qui définissent ensuite les attentes des utilisateurs de darktable. Et c’est ainsi qu’on est prié d’aider les utilisateurs à se tirer dans le pied, parce que X, Y ou Z le fait facilement.

Des nouveautés vraiment cool sont prévues pour darktable. Par exemple, la possibilité de manipuler les pixels dans le domaine spectral, c’est à dire de simuler les photons pour jouer numériquement sur leur longueur d’onde, et obtenir des corrections de couleur beaucoup plus réalistes (en passant par des modèles physiques). Mais ça ne va pas simplifier le logiciel. En revanche, ça va résoudre des problèmes qui sont insolubles en RGB, et qui n’ont de solution rapide dans aucun autre logiciel. Le HDR amène de nouvelles possibilités d’expression, mais aussi de nouveaux problèmes. Ces problèmes sont, en grande partie, liés à des simplifications abusives héritées de la théorie de la couleur développée dans les années 1970, qui a aboutit à la chaîne de couleur ICC dans les années 1980-90. Pour les résoudre, il va falloir dé-simplifier la retouche. Ça veut dire qu’on va être obligé de demander à l’utilisateur un supplément de connaissances et de compétences pour prendre en main cette technologie. Ça veut dire qu’on va demander un effort supplémentaire à l’utilisateur. Autant vous dire qu’on se prépare à se faire engueuler.

Simple ne veut pas toujours dire plus efficace. Intuitif ne veut pas toujours dire plus performant. De plus en plus, vous allez devoir choisir votre camp : chauffeur du dimanche qui oublie de vérifier les angles morts parce que ça fait 40 ans qu’il a son permis et qu’il n’a jamais eu d’accident, ou pilote de course qui connaît ses pneus et son moteur par cœur et qui se sortira de n’importe quelle situation. Car l’une ou l’autre de ces approches induit des choix de conception différents, et qui sont de plus en plus irréconciliables entre eux. Il n’y en a pas une meilleure que l’autre, juste une facile et limitante, une autre difficile et quasi-illimitée, et dans l’absolu, il s’agit juste de faire un choix arbitraire et de s’y tenir, en assumant ses conséquences.

Aurélien PIERRE

Photographe portraitiste à Montréal. Spécialiste en calcul, modélisation et simulation numérique pour le traitement d'image (débruitage, défloutage) et le génie thermique. Développeur de darktable après 7 ans d'utilisation.

65 thoughts to “Je n’ai pas besoin de savoir comment marche un moteur pour conduire une voiture”

  1. La frustration des utilisateurs vient surtout de leur paresse. Lorsqu’on prend le temps de lire, apprendre, on s’en sert bien, et à force de pratique, lectures/relectures, visionnages de tutos, on s’en sert de mieux en mieux et de plus en plus vite.

    La paresse intellectuelle est une maladie de notre société, où l’on cherche à faire croire qu’il existe des recettes toutes faites, ou l’on pense qu’on peut obtenir ce qu’on veut par quelques coups de baguette magique. Ce n’est pas propre à darktable, c’est le reflet de la société moderne occidentale (entre autres).

    darktable doit rester un logiciel qui incite à comprendre la photo, la lumière, le traitement de signal, etc. Et un logiciel qui de ce fait permet de tirer le meilleur de ses images à sa manière, avec sa patte, et non par des choix imposés. Pour ceux qui veulent du tout cuit, la concurrence est là ! J’adhère complètement à l’idée de permettre à darktable d’intégrer de nouvelles fonctionnalités permettant d’améliorer encore le traitement des images, quand bien même cela nécessite du temps d’apprentissage. Peut-être qu’à ce rythme, on devrait ajouter un “pop-up” à la première ouverture de darktable alertant l’utilisateur sur ce qu’est darktable (en bref) et que si l’utilisateur cherche une solution simple et rapide sans chercher à comprendre, que darktable n’est pas fait pour lui.
    D’autant que le premier problème lié aux nouveaux utilisateurs est qu’il viennent vers darktable pour la plus mauvaise des raisons (eu égard à l’écart entre les logiciels) : le fait que Lightroom devient cher avec la logique d’abonnement et que darktable est gratuit. Sic !

    On le voit aussi sur le forum et j’ai déjà eu des retours désagréables lorsque j’invite à chercher la solution parce qu’elle existe déjà. La réponse en a été tout aussi cinglante. Aider celui qui veut apprendre et comprendre, toujours avec plaisir. Aider celui qui veut juste la réponse vite sans faire d’effort, je l’ai déjà dit et le redit : bah qu’il se démerde. Rien n’arrive tout cuit et pour pratiquer la montagne qui en est une bonne image : les meilleurs spots et les meilleurs panoramas se méritent. Il e n est de mème pour la vie et tous les domaines.

    1. Je ne pense pas que ça soit de la paresse, c’est vraiment un problème de mésestimation de la difficulté de la retouche et du traitement d’image. À cause des smartphones et des applications de photo grand public, le public a intégré que la photo était facile et à la portée de tout le monde, sans réaliser que la photo facile ne l’est que parce qu’elle est très limitée, prémâchée et finalement bridée. Je n’ai pas de problème avec ça, c’est un choix, ce qui me gêne, c’est qu’on se tourne vers des logiciels puissants et avancés avec les mêmes attentes de simplicité, qui ne sont pas cohérentes avec le but affiché du logiciel.

      1. En effet, la paresse n’est pas la seule raison, ce qui n’empêche pas d’en être une. Mais tu as raison, il y a aussi un gros problème d’adéquation entre ce qu’est darktable et ce que viennent en chercher les utilisateurs (attirés souvent par le fait que darktable est “gratuit”).

    2. « On le voit aussi sur le forum et j’ai déjà eu des retours désagréables lorsque j’invite à chercher la solution parce qu’elle existe déjà. La réponse en a été tout aussi cinglante. Aider celui qui veut apprendre et comprendre, toujours avec plaisir. Aider celui qui veut juste la réponse vite sans faire d’effort, je l’ai déjà dit et le redit : bah qu’il se démerde. » — Nilvus
      C’est trop facile, ça. Celui qui n’y connaît rien et cherche une réponse ne connaît pas forcément non plus le vocabulaire qui lui permettrait de simplement faire sa recherche. Pour se démerder, il faut d’abord être démerdard, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, il faut aussi du temps, et il faut enfin avoir un minimum d’outils pour initier sa démarche. Et de même quand il s’agit de répondre : il y a trop d’exemples sur le forum de réponses en jargon ultra-technique assénées comme des évidences du haut d’un savoir quotidien que l’interlocuteur débutant et perdu n’a pas, et qui l’assomment littéralement. Et il faudrait encore qu’il te dise merci !
      On a le droit de n’aider personne, vae victis ! Mais si on veut aider, on aide vraiment, avec abnégation : vouloir aider à condition que les gens n’aient pas besoin d’aide, c’est bête et prétentieux.

      Je suis assez en phase avec l’avis de Tuxicoman ci-dessous : darktable doit se fixer une bonne fois une “cible” (même si le mot fleure un peu trop le marketing), ou disons une politique, et se construire en fonction, sans plus faire « le grand écart ». Soit l’équipe darktable VEUT s’adresser à tout le monde, parce qu’elle juge qu’elle a créé un outil qui le mérite (et parce qu’elle aime l’humanité, disons), et alors il faut qu’elle assume d’aller vers plus de simplicité et d’intuitivité (même moins efficaces dans l’absolu) et de se fader des tutoriels très simples et très pédagogiques, incessamment rabâchés, sans fatigue, en prenant sur ses activités d’ingénierie géniale et excitante. Ou elle ne VEUT PAS l’assumer, et préfère se lancer à corps perdu dans le plus possible de sophistication « vraiment cool », et alors il faut le déclarer avec franchise et définitivement : « darktable, c’est pour les pros, pour les champions ! Et qui m’aime me suive. »
      C’est ou l’un ou l’autre, amha.

      1. Je ne suis pas d’accord. Il y a une documentation complète, en anglais et en français. Il n’y a pas besoin de savoir quoi ni où chercher, juste se farcir ladite documentation du début jusqu’à la fin. Si tu ne comprends pas le jargon, soit tu cherches (Google, Wikipédia), soit tu demandes. De toute façon, c’est du jargon standard, commun à tous les logiciels et à la vidéo. Sauf que je n’ai pas encore vu de message sur le forum commençant par « je n’ai pas compris cette partie du manuel ». À un moment, il faut aussi arrêter de se chercher des excuses et passer en mode solution. Il faut 15 ans d’études pour former un musicien, ça ne pose de problème à personne, mais alors demander 1 an d’apprentissage à un apprenti photographe, c’est trop ?

        Ensuite, on sait très bien qu’on ne peut pas s’adresser à tout le monde. C’est d’autant plus illusoire compte tenu des ressources dont on dispose. Opter pour la « facilité » à court terme va aussi frustrer des gens et les détourner du logiciel. Ce que je veux dire par là, c’est que faire du « grand public » c’est niveler par le bas et frustrer les experts. Donc ça ne sera jamais grand public, ça sera, au mieux, public novice, qui va finir, d’une façon ou d’une autre, tout aussi frustré parce que la couleur va exploser une fois sur cinq dans les photos, sans possibilité de faire quoi que ce soit, parce que le problème est créé par le logiciel. Simplicité de l’UI -> approximations de l’algo -> dégradation de la qualité de l’image.

        Ce que j’essaie d’expliquer, c’est qu’on est face à un problème insoluble. Le mec qui veut un logiciel simple, quand il va voir comment ses lumières bleues explosent, il va encore demander une solution simple pour les régler. Et il n’y en a pas : mathématiquement, le problème des éclairages bleus est créé par les profils de couleur d’entrée, qui sont des régressions linéaires optimisées pour les teintes de peau. La solution simple (et rapide) va apparaître dans un logiciel plus compliqué, paradoxalement, mais elle sera inutilisable sans un minimum de théorie derrière.

      2. Alors là, tu n’as rien compris à ce que j’ai écris. J’ai parlé ici uniquement de celui qui cherche une solution toute cuite, sans même avoir pris le temps de chercher. Je précise même qu’aider celui veut apprendre et comprendre, c’est avec plaisir. Donc celui qui n’est pas démerdard mais qui a fait l’effort de lire la documentation, qui montre avoir cherché sans avoir trouvé, bah c’est justement celui que j’aiderais avec plaisir. Et celui qui ne montre rien de ça, lui me donne l’impression de chercher la réponse toute cuite.

        Donc non ce n’est pas trop facile si tu lis bien ce que j’ai écris et j’ai beau me relire, je ne vois pas où je n’ai pas dit que je n’aiderais pas celui qui veut apprendre et comprendre (donc celui qui essaie mais qui ne comprends pas !).

    3. Non effectivement rien à voir avec la paresse. Tout au moins pas plus que d’acheter un appareil photo qui vous fait la mise au point automatique ou qui calcul pour vous l’exposition en fonction de la vitesse d’obturation.
      Je prend l’exemple que j’ai mis en lumière sur le sujet où il est fait des comparaisons entre LR et DT pour s’y retrouver.
      https://forums.darktable.fr/showthread.php?tid=2725&pid=33426#pid33426
      J’ai pris donc ce qui me semblait le plus simple, l’exposition. On est dans un cas que tout photographe, ayant tant soit peut compris comment prendre une photo,… comprend.
      On sait pour synthétiser que si j’augmente l’exposition, ma photo sera plus claire, que plus je l’augmente plus je la rendrais claire au point de tout “cramer” mais c’est mon choix. Qu’a l’inverse, si je réduit l’exposition ma photo sera de plus en plus sombre jusqu’au point de tout boucher, c’est aussi mon choix.
      On s’attend donc à retrouver les mêmes effets quand on voit un module qui s’appelle Exposition. si je baisse le curseur vers le foncé, je m’attend à ce que ma photo se fonce et à l’inverse que ma photo s’éclaircisse. En bref, je m’attend à avoir la même réaction sur mon image que ce que je peut avoir avec mon appareil. C’est intuitif, logique dans ma tête de photographe, clair et net. C’est ce que certains logiciels font. C’est là que prendrait tout son sens la phrase “Je n’ai pas besoin de savoir comment marche un moteur pour conduire une voiture”.
      Je ne pige pas bien qu’on accepte d’acheter un appareil photo qui vous facilite la vie et que pour le développent on cherche à vouloir se différencier dans la complexité d’utilisation. Donc oui je suis, comme certains, dans l’attente de logiciels puissants et avancés qui sont cohérents avec mon but affiché que le développement soit le prolongement de mon appareil photo en toute simplicité.

  2. @Nilvus, d’où j’en conclue que tu ne fais pas partie des gens qui ont un boulot + une femme + 3enfants…
    le mal du siècle c’est le manque de temps, dans la vrai vie

    @Pierre, merci pour l’article, éclairant sans trop de détails techniques, sans trop de simplifications non-plus
    on peut remercier Darktable de penser (du moins pour le moment) un accès simplifié pour ceux qui débarquent

    ce que sert à quelqu’un qui “n’a pas le temps”, mais qui veut bien essayer quelque chose (un logiciel, par exemple), c’est de tenter de comprendre les concepts, les grandes lignes
    il le fera en passant par le net (mot clé, tuto, blog), mais pas forcément (et même, généralement sans) la volonté de devenir un spécialiste : il y passera du temps, mais peu

    il n’y a pas de solution
    peut-être faut-il s’inspirer des jeux, dont les tutoriels font partie des premières missions?
    mais les dev ont-ils le temps? 😛

    1. @VISITOR : conclusion bien hâtive, ma vie en est sûrement plus chargée que tu l’imagines. Le manque de temps est en effet un problème, mais le choix de ce qu’on fait de son temps aussi…

  3. On pourrait voir le probleme autrement : celui de l’adequation du produit avec sa cible.
    Quelle est la cible de darktable ?
    C’est l’etudiant curieux ? Le professionnel exigeant ? Le novice qui cherche la retouche magique ?
    La communication du produit doit etre en adequation. Si la communication c’est “darktable c’est simple, ca permet à n’importe qui de corriger ses photos”, c’est logique que le public du logiciel demandera des fonctions simple adaptées a ses attentes.

    Mon conseil, definir la cible et faire la com et l’UX pour cette cible. Sinon c’est resoudre la quadrature du cercle. Je doute que la config de base des suspensions d’une voiture convienne au pilote et au quidam qui n’a pas envie de se casser le dos. J’ai l’impression que ce darktable experimente c’est un trop grand ecart dans sa base utilisateur.

    1. La cible première de darktable, ce sont ses développeurs, donc des geeks fortement mathématisés. Comme beaucoup de projets libres, il est partagé « à toutes fins utiles », avec ceux qui veulent bien s’y mettre, mais on n’a aucune idée du nombre et du niveau des utilisateurs. Par mon travail (filmique, balance couleur, UI, etc.) j’essaie de clarifier et de simplifier le workflow pour le professionnel et l’amateur exigeant, en prenant en compte des contraintes de qualité et d’efficacité. Mais je ne m’avance pas beaucoup en disant que ça n’intéresse personne, dans l’équipe, de faire un logiciel magique pour débutants.

  4. A l’heure ou l’on parle de plus en plus de l’utilisation d’algorithmes sophistiqués voir de l’utilisation de technologies liées à l’IA à fin de consolidation de nos Systèmes d’Information et de nos comportements vis à vis de ces outils, ne serait-il pas possible d’intégrer dans Darktable un “système expert” qui permettrait d’orienter les utilisateurs en fonction de l’usage qu’ils font de cet outil et des incohérences apparentes dans leur comportement ?

    1. Non. Les IA pour le traitement d’image ne marchent que dans des cas bien choisis (les seuls qu’on montre) et demande des GPU à 1000 € pour tourner dans des délais raisonnables. Commençons par faire un système non sophistiqué qui marche proprement, ça sera assez de boulot pour nous occuper 3 ans. Pour l’instant, l’IA ne fait rêver que ceux qui n’y comprennent rien.

  5. Je pense que l’application gagnerait à hiérarchiser les accès aux fonctionnalités relativement aux usages.
    Ainsi avoir d’abord accès à des fonctionnalités compliquées et qui prennent du temps, mais devoir chercher les fonctionnalités simples et intuitives n’est pas une bonne stratégie.
    Par exemple le recadrage de la photo doit tomber sous la main, parce que c’est en effet “débile”. Obliger un utilisateur à mettre du temps à trouver les outils les plus simples c’est surtout lui donner la possibilité d’aller cherche un autre outil.
    Dans le monde du libre surtout, il y a de nombreux outils gratuits plus ou moins puissants. Un utilisateur va devoir essayer d’évaluer les différents outils le plus vite possible. Potentiellement il aurait besoin de Darktable, mais en 10 secondes de test par application il ne va pas se lancer dans des manipulations qui durent plusieurs minutes.
    Je pense qu’il faut avoir une stratégie utilisateur proche de certains jeux grand-public : on s’y met sans réfléchir, sans lire les explications, on utilise tout de suite des fonctions simplissimes et un peu bébêtes… l’application doit le plus vite possible “payer” l’utilisateur avec de la satisfaction, et petit à petit lui donner envie de parcourir des fonctionnalités de plus en plus avancées.
    Oui, un pilote de F1 doit connaître le fonctionnement de son moteur pour performer, mais on lui donne quand-même un volant entre les mains, des pédales au pied, faut pas exagérer. De plus si il change d’écurie d’une sais à l’autre, il ne va pas passer 1 an à apprendre une façon totalement nouvelle de piloter : les différentes écuries récupèrent des interfaces qu’on trouve ailleurs et qui, à force, deviennent des standards (le volant, les pédales, la boîte de vitesse au volant, la ceinture de sécurité, la liaison avec le staff dan le casque… etc.). Si on casse les pieds du pilote avec ce qui est “simple”, il a moins de temps et d’énergie à passer sur ce qui est compliqué, et c’est dommage.
    Voilà ce qui me semble approprié : modéliser le parcours usager depuis le choix de l’application jusqu’à sa maîtrise de l’application, de la transformation de l’usager de “prospect” (même s’il n’y a pas de transaction commerciale, dans un cadre de valeur d’usage une application cherche à être utilisée) vers promoteur, support et sponsor. Ainsi “servir” en premier des usages simples ne me semble pas interdire le service d’usages avancés et riches au final beaucoup plus précieux.

    1. Le problème, c’est justement que les fonctionnalités « simples et intuitives » marchent mal et donnent de mauvaises habitudes à l’utilisateur, qui vont tôt ou tard lui revenir dans la face. Le dilemme n’est pas juste « simple vs. complexe », c’est « simple et cassé, qui donne un résultat aléatoire mais rapide à court terme et de gros problèmes à long terme vs. complexe et propre qui ne donne aucune satisfaction à court terme mais est future-proof ».

      Rien n’est simple : la physique de la lumière, les maths du traitement de signal, la psychophysique de la couleur et des perceptions humaines… Aucune intuitivité là-dedans. Ça fait 50 ans qu’on étudie tout ça, et les modèles n’arrêtent pas de se complexifier. C’est simple seulement parce qu’on a choisi de le simplifier, au prix de la précision et de la robustesse. Mon propos, c’est justement que les appareils récents font ressortir les imprécisions des algorithmes de façon beaucoup plus flagrante. Du coup, laisser les utilisateurs faire des trucs simples simplement, c’est aussi les orienter sciemment dans le mur, et se préparer des floppées d’emails sur les mailing-lists de gens qui constatent des problèmes qui ne sont pas des bugs, mais bien les limites connues des algos simplifiés qu’ils manipulent, et qui n’ont pas de solution dans ce workflow simplifié.

      On ne peut plus traiter simplement des fichiers raw à 12 EV de plage dynamique. Il faut se le mettre dans la tête.

      Tu restes concentré sur l’interface, ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Il s’agit de comprendre ce qui se passe dessous, les compromis effectués et les limites des algorithmes, pas ce que fait tel ou tel bouton. Qu’on mette un volant ou un joystick dans les mains du pilote ne change en rien le fait qu’il ait son couple maximal à 20000 TPM et qu’à plus de 50 km/h sur route mouillée, le virage minimal qu’il peut prendre sans glisser a un rayon de courbure de 15 ou 20 m (au hasard).

      Le propos est bien qu’il faut dépasser l’utilisation de l’outil, le nombre de boutons à cliquer, mais s’intéresser à ce qui se passe sous le capot, à ces hypothèses de base avec lesquelles on travaille sans le savoir depuis 30 ans, et qu’on ne peut plus dissimuler à l’utilisateur parce que, parmi les stratégies de retouches différentes qui s’offrent à lui, il doit choisir celle qui convient le mieux à son image, ce qui signifie comprendre ce qu’elles impliquent, etc. Là dedans, il faut faire abstraction de l’outil pour sortir de l’approche presse-bouton.

      Bien sûr que le recadrage est immédiatement accessible et le restera, ça n’est pas le sujet. Le sujet est bien que, parmi la quantité de tone mapping et de gamut mapping disponibles, aucun ne marche tout le temps, et c’est à l’utilisateur que revient le choix raisonné de la stratégie à utiliser. Et pour ça, il va falloir étudier.

      1. Personnellement je ne suis pas un professionnel de l’image, et donc je ne vais pas juger du fond. Je crois avoir compris votre philosophie et le questionnement de l’article (mais ça c’est pas certain). J’interviens ici parce que selon moi il y a une réflexion sur l’UX (qui n’est pas que de l’interface, c’est vrai), et que celle-ci doit être menée sérieusement et à fond. On a souvent des réticences à le faire car on croit remettre en cause notre philosophie en faisant cet exercice… alors qu’en fait non, au contraire la plupart du temps ça permet de l’affirmer et de l’assumer encore mieux en la précisant, en l’explicitant.

        Peu importe mon témoignage personnel qui n’a pas grande valeur.
        Je pense que nous manquons de métrique sur cette discussion.
        Il faudrait connaître les usages, un taux d’utilisation des fonctionnalités pour les utilisateurs chevronnés et un taux pour les nouveaux arrivés ; savoir quelle sont les fonctionnalités qui servent de “test” pour la prise de décision quant à l’adoption de Darktable, savoir quelles sont celles qui font rester les aficionados. Si vous avez ces métriques alors il est facile de définir une stratégie et de vérifier l’adéquation de la philosophie avec la réalité.
        Et du coup si cet article n’est pas du tout une remise en cause de la ligne de développement du logiciel mais une entreprise de communication pour expliquer la ligne, pour expliquer comment les retours des usagers sont pris en compte… si ça se trouve ce serait correct de montrer justement des chiffres sur l’utilisation, de faire une synthèse des remontées des usagers.
        Je ne sais pas, en fait je me pose ce genre de questions pour les produits sur lesquels je travaille en fait (et qui ne sont pas du tout liés à l’image).

  6. Merci tout d’abord à Aurélien pour ce post intéressant et très important pour le futur de darktable.
    Je suis assez d’accord avec Robip. En fait, je pense qu’il y a 3 types d’utilisateurs de darktable :
    – des photographes pur “loisir” qui shootent en jpeg et cherchent simplement à recadrer leurs photos et, éventuellement appliquer l’un ou l’autre masque tout fait. Clairement darktable n’est pas fait pour eux et autant le leur faire savoir le plus rapidement possible lors de leur découverte du logiciel
    – des photographes amateurs passionnés ou professionnels shootant en RAW qui sont aussi un peu (beaucoup) geek et sont donc prêts à s’investir dans la compréhension en profondeur de ce qu’est une image numérique et dans la théorie du post-traitement. Ils ont besoin d’un traitement aussi précis et maîtrisé que possible. Il me semble clair que dt doit continuer à rencontrer leurs besoins
    – enfin des photographes amateurs passionnés shootant également en RAW et qui sont prêts à s’investir et à se former à leur passion photo.(le simple fait de shooter en RAW avec un reflex ou hybride montre déjà que l’on est prêt à faire quelques efforts) mais sont plus réticents à s’intéresser aux arcanes des logiciels et des algorithmes sur lesquels ils reposent. Ceux-ci s’attendent donc à trouver un logiciel davantage “prêt à l’emploi”.

    C’est cette dernière catégorie qu’il me semble important de ne pas décourager. Ce peut d’ailleurs être une voie d’entrée vers la catégorie précédente. Je pense également que l’idée d’un parcours d’intégration leur facilitant l’apprentissage est une bonne idée dont la mise en œuvre n’est pas nécessairement très complexe. Je pense par exemple à des outils tel que :
    – un document “prise en main du logiciels et traitement de base” En quelques pages il doit y avoir moyen de donner les clés pour importer ses photos, faire un traitement de base : géométrie, balance des blancs, tonalité de l’image et exporter le résultat vers un JPEG
    – classifier les modules en deux ou trois catégories, genre modules verts pour un traitement de base, modules jaune pour un traitement avancé, modules rouge pour des modules obsolètes n’étant plus présents que pour des raisons de rétro compatibilité.
    Il peut bien entendu y avoir d’autres pistes dans le même esprit. Si je me réfère à mon propre apprentissage, j’ai failli être découragé par le foisonnement des modules et la difficulté à séparer l’essentiel de l’accessoire ou de l’inutile. Les tutos n’aident pas vraiment car ils sont en général structurés par module et ne décrivent pas souvent le parcours à suivre parmi ceux-ci. J’ai tenu bon parce que, étant retraité, j’avais suffisamment de temps à y consacrer, ce n’est pas le cas de tout le monde.
    Voila, juste un avis perso évidemment.

    1. Ce que tu proposes ici existe déjà : on a déjà une sélection de modules « basiques » actifs par défaut à l’installation du logiciel, plus les ateliers thématiques ajoutés dans 2.6 qui permettent d’avoir des ensembles de modules minimalistes pour chaque usage (portrait, photo de nuit, paysage, etc.). Il y a finalement assez peu de modules visibles par défaut.

      Sans parler de la doc multilingue qui a des points d’entrée directs depuis l’interface du logiciel, via l’outil « ? ». Le simple fait que tu reproposes ici des choses qui existent déjà prouve qu’elles ne servent à rien parce que les gens ne les connaissent pas et/ou ne les utilisent pas.

      Du coup, on tourne en rond : faut lire, apprendre, chercher, se former, fournir un effort quoi, avant d’activer tous les modules n’importe comment et de faire n’importe quoi.

  7. je vais tenter de faire un parallèle avec un célèbre logiciel de production audio

    -outils pro : oui et non, on peut ajouter des effets (pour vous ce serait des filtres, par exemple), les outils de base sont assez moyens/neutres, ils font le job, mais pour avoir “+pro” c’est à l’utilisateur d’ajouter des outils
    c’est commun à la plupart des stations audionumériques (faudra aller chercher/installer ces plugin soi-même)
    on peut ainsi, par exemple, faire une maquette amateur (avec ce qui est fournit), comme on peut faire un mixage pro (en ajoutant des outils, à aller chercher et installer soi-même, comme j’ai dit)
    -nécessite des bases en traitement du son : oui (mais si on est débutant, on va s’en sortir avec quelques tuto, pour un résultat ‘pas pro’ si on ne creuse pas la question un peu sérieusement)
    -interface : l’un de ses point forts, on peut l’adapter très fortement, selon sa spécialité, ses envies ou besoins
    de base, les outils communs sont facilement accessible : c’est un peu comme Blender, en quelques sorte

    des tutos vidéo (basiques) sont fournit, pour pouvoir rapidement l’utiliser
    le manuel complet fait + de 900pages, accessible depuis un menu
    le lira qui voudra, je le consulte mais ne l’ai jamais lu d’une traite
    c’est un outil indispensable pour un usage avancé

    c’est donc un logiciel pro, qu’un débutant peut utiliser
    entendu que si on est débutant, va falloir quand-même regarder quelques tutos, au minimum du minimum
    (pour un résultat moyen, au mieux)

    Blender aussi semble y parvenir, malgré les simulations de fluide (par exemple) compliquées
    je ne pense pas que les power-users connaissent vraiment la mécanique des fluides

  8. Voilà nous y sommes! La fameuse croisée des chemins… darktable se situe à un tournant de son existence et c’est à vous de décider ce que vous consentirez à faire avec. darktable n’a jamais été un logiciel “putaclic”. Il s’est toujours distingué des autres par des outils pointus, exigeants! Il s’est toujours naturellement positionné entre LR et toshop en proposant des [réponses] aux utilisateurs désireux d’en finir avec des paramètres “servis” et souhaitant naviguer entre la retouche globale et locale. Comment pouvoir demander à dt de proposer le meilleur des deux mondes sans fournir un effort à la hauteur de l’enjeu!?

    Si il existe des marteaux et des tas creux, il existe aussi des cintreuses à commande numérique. Un outil reste un outil et répond à des règles transposables à tous et pour tout. Nous n’avons pas tous le même niveau d’exigences et la même capacité à œuvrer. Il faut donc utiliser l’outil qui répond à nos besoins et pour lequel on dispose de compétences adéquates à une utilisation maîtrisée. Cependant, rien ne nous empêche de passer du marteau à la cintreuse mais au prix d’un effort d’apprentissage indispensable.

    Prenons un exemple! Les masques paramétriques sont sans nul doutes parmi les outils les plus incontournables de dt. Aujourd’hui, tout le monde les utilisent mais souvenons nous de nos débuts avec ces outils. Un peu laborieux non? Mais, depuis… Pourriez vous aujourd’hui sincèrement vous en passer?

    Liquéfier, filmique, retouches, masques paramétriques, égaliser… dt n’est pas un logiciel comme les autres. Il ne l’a jamais été et ne le sera probablement jamais. C’est ainsi… Aujourd’hui, dt intensifie son orientation “expert”, je ne dis pas “pro” je dis bien “expert”. Entendons par là des utilisateurs souhaitant disposer d’un outil capable de répondre à tous leurs enjeux. La différence entre un utilisateur expert et un utilisateur lambda se situe finalement au niveau de la connaissance. L’un a approfondi l’autre pas. Il n’y a pas de honte à avoir, c’est un fait. Approfondir, c’est chercher à comprendre, s’intéresser. Mais l’image c’est compliqué! Certains comprennent tout avec beaucoup de facilité, d’autres [ comme moi! ] souffrent sur certains concepts mais ne lâchent pas pour autant l’affaire (juste une question de temps) et d’autres enfin n’y parviendront jamais. Blocage, envie, flemme, difficulté de compréhension, insensibilité à tout ce qui est technique… Au bout d’un moment, il faut savoir ce que l’on veut et même savoir ce que l’on peut!

    Si dt tend à poursuivre son dessein sur l’autoroute de l’exigence, alors il va falloir faire des choix. Lorsque dt a été proposé sous windows, certains d’entre vous se souviennent sans doute que cela ne m’enchantait pas vraiment. Pourquoi? parce que la majorité des utilisateurs de logiciels de retouche était sous LR. Je savais qu’en passant de LR à DT, nous nous heurterions à terme à un véritable choc des cultures. Sans compter la différence de stabilité et de complétude entre les versions Linux/Windows. Pire! Tout s’est accéléré avec le changement de politique commerciale d’Adobe qui a conduit ses clients à changer de logiciel aux forceps. Aïe… pas bon…

    Nous avons tout naturellement eu droit aux traditionnels “comment faire pareil que LR avec dt?” C’est marrant cette manie de comparer, confronter vous ne trouvez pas? LR ne propose pas la même approche que dt. Sous LR tout est plus simple, plus intuitif, plus assisté. LR est un très bon logiciel. Il vous “encadre” dans ses propres possibilités, les siennes quoi… Mais les vôtres? Si LR ou un autre y répond ok, mais dans le cas contraire? Quid de dt. Y réponds t-il? Si dt évolue vers plus de technique, plus de précision alors approfondissez. Si vous ne vous sentez pas de suivre, changez de logiciel. Ne vous méprenez pas dans mes propos, il n’y a aucune vanne là dedans. DT a déjà amorcé sa montée en puissance et il va très rapidement distancer les moins entreprenant d’entre nous et ça mes amis, il va nous falloir l’accepter car à s’opposer à cette inévitable ascension, les devs finiront sous la “pression populaire” à en faire un autre LR.

    Il existe ‘autres logiciels de retouche dans l’opensource et si dt y tient haut le pavé il n’est pas le seul. Si l’on rajoute à cela le monde proprio il y a beaucoup d’autres solutions. Rawtherapee, dxo, pour ne citer qu’eux. Plutôt que de regretter ceci ou cela, interrogez vous sur le bien fondé de votre choix. Si le jeu en vaut la chandelle alors poursuivez, sinon changez pour plus simple car l’image numérique restera au minimum ce qu’elle est mais il y a fort à parier qu’elle va évoluer encore et très certainement plus vite que nous. Lorsqu’elle deviendra un everest à gravir, alors mieux vaudra pour nous posséder le bon piolet ou rester peinard dans la vallée.

    En ce qui me concerne j’ai depuis longtemps analysé mes besoins et cherche à améliorer mes connaissances. Je vieillis et j’apprends aujourd’hui bien moins vite que lorsque j’avais 20 ans. Tout nouvel apprentissage devient chaque jour plus douloureux. Un jour viendra ou je devrai revoir à la baisse mon niveau d’exigences. Ce jour là, j’espère que je regarderai avec beaucoup de tendresse dt s’éloigner et je serai fier!

  9. Quand on quitte un logiciel payant pour DT il faut juste comprendre que le prix à payer sera de prendre le temps de se former.
    Les développeurs donnent de leur temps pour améliorer l’outil, pour fournir un mode d’emploi, ils ne peuvent pas en plus traiter les images à la place des utilisateurs ça paraît logique !
    Alors oui il faut faire des efforts, chercher dans le manuel, sur le forum, se tenir au courant, expérimenter, avoir conscience que plusieurs outils donnent le même résultat… et aussi dire un grand merci à tous ceux qui donnent des astuces par le biais de tutos toujours instructifs.
    Celui qui ne veut pas se casser la tête peut toujours shooter en JPEG et utiliser le logiciel fourni avec son appareil pour faire quelques retouches de base c’est tout à fait respectable.
    Aurelien n’est peut être pas toujours facile à suivre mais quand il développe un nouvel outil il fait l’effort de le présenter dans une vidéo on peut en plus de ses qualités de développeur lui reconnaître celle ci !
    Pour le moment les nouveaux outils ne supprimant pas les précédents on est pas obligé de les adopter, on ne s’en sort pas avec filmique et bien on continue avec la courbe de base et ainsi de suite.
    Qui peut le plus peut le moins, les développeurs veulent nous emmener plus loin et bien banco faites vous plaisir, à charge pour nous d’avoir le courage de passer autant de temps à nous former que vous avez passé de temps pour la communauté à développer !
    Pour finir je ne dirai pas que les utilisateurs sont paresseux mais plutôt qu’ils veulent tout tout de suite, ce sont des consommateurs, quand on veut manger une salade on va l’acheter quand on veut manger une bonne salade on prend le temps de la faire pousser ça prend du temps mais c’est bien meilleur !

    1. Ton commentaire fait plaisir à lire Michael. C’est exactement le fond de ma pensée et tu l’as exprimé bien mieux que je ne l’ai fais plus haut, je dois l’admettre.
      Vouloir tout tout de suite est une forme de paresse, mais la paresse que je décris n’est pas forcément volontaire. Elle est aussi conditionnée par les problèmes de notre société : justement cette idée du tout tout de suite, une notion qui nous fait perdre la notion d’effort, de patience et l’idée que la qualité a un prix : le temps !

  10. Je sais que c’est facile à dire, bien plus qu’à faire, mais j’aime bien la formule : flexible software with sensible defaults.

    Ceci permet parfois de gagner sur les deux tableaux : toutes les commandes sont là, mais si je n’ai pas encore l’envie d’approfondir, j’ai des “presets” qui peuvent me convenir. Mais il faut que ces presets ne cachent pas les commandes, juste elle choisissent certains paramètres (ou construise un pipeline)

    Ceci permet éventuellement de rendre plus douce la courbe d’apprentissage.

    Je partage cette réflexion sans connaître le logiciel, donc désolé d’avance, ça n’a peut être que peu de valeur…

  11. Coucou,

    Personnellement, comprendre et passer du temps sur des réglages et essais ne me dérange pas, mais le jeu n’en vaut pas toujours la chandelle et je trouve l’interface de Darktable assez ratée. Un peu lente, avec des emmerdements constants. Les instantanés manquent d’ergonomie, recadrer demande à ce qu’on déroule le menu et si on veut y revenir après avoir recadré, il faut ouvrir et fermer le menu, le tout manque d’explications claires et accessibles, la taille des boutons est chiante, les sous-menus également, le cheminement global est déplaisant également : face à certaines photos, je me retrouve à ne pas savoir par quoi commencer, noter les photos n’est pas toujours intuitif, des petits bugs apparaissent ici et là.
    La dernière fois, j’ai passé une plombe pour régler la compensation de l’objectif en RAW, parce que Darktable ne le reconnaissait pas, j’ai donc corrigé les perspectives défaut de mieux, mais difficile d’en sélectionner certaines, etc.
    Je dois perdre 30% de mon temps à naviguer et perdre mon temps quand je ne trouve pas quelque chose dans DT, alors, je tends trop à me contenter des outils que je connais.

    Le tout manque d’ergonomie et de pédagogie à mon sens. Aller loin, certes, mais progressivement, c’est la clé de l’apprentissage et de la compréhension…

    Pour moi, la limite est là. C’est très personnel, évidemment.

  12. Aurélien, je comprends ton besoin de perfection mais je pense qu’avoir un logiciel demandant, pour débuter de connaître la théorie du signal est voué à disparaître.
    Pour moi, débutant depuis 2 ans en retouche, un logiciel doit pouvoir permettre d’obtenir un résultat en quelques minutes lors de sa première utilisation.
    Car si tu n’arrive pas à obtenir quoique ce soit au bout d’une heure tu vas passer à autre chose. Cela n’empêche pas de s’investir et de découvrir au fil de son utilisation de nouvelles fonctionnalités te permettant d’obtenir un résultat de meilleur qualité et ainsi de progresser dans ton travail.
    je vais te prendre un exemple dans le domaine de la programmation.
    Tu as écrit filmique en C je suppose, hors le C n’est pas le langage le plus précis pour communiquer avec une machine. Il importe de nombreuses librairies dont tu n’as pas totalement besoin. Le langage le plus précis pour communiquer avec une machine est l’assembleur car tu peut gérer chaque registre du processeur, utiliser un octet comme variable, voir un bit dans un octet…
    pourtant tu as développé en C car tu as fait un compromis entre ce que tu connais, l’investissement que tu pouvais mettre dans ce beau projet et le résultat souhaité. Je suppose que si tu avais du tout développer en assembleur tu n’aurais même pas commencé.
    En conclusion, un logiciel doit permettre un démarrage rapide et ensuite permettre d’approfondir ses connaissances et donc d’utiliser plus de fonctionnalités pour un meilleur résultat.
    Je tiens quand même à vous remercier carafife et toi pour le travail énorme que vous produisez afin de faire connaître DT

    1. Je ne suis pas sûr de saisir le rapport entre le C pour la programmation vs l’assembleur (l’assembleur n’étant pas portable d’un CPU à l’autre, et le compilateur C génère de l’assembleur quoi qu’il arrive, adapté à l’architecture où on compile), et l’adéquation théorie/utilisation pour tirer partie du logiciel. Et j’ai dû apprendre C depuis le début pour darktable.

      La seule raison pour laquelle je suis capable de retoucher mes photos en 30 à 45 secondes, c’est que je sais exactement ce que fais chaque module. Quand je parle de théorie du traitement du signal, je ne parle pas du théorème de Shannon-Nyquist ni des FFT, je parle de comprendre ce que représente un triplet RGB, ce qu’est un profil de couleur et pourquoi c’est important, ou la différence entre les espaces RGB, XYZ, Lab, etc. Ajoute à ça un peu de psychophysique : l’effet Abney (ou pourquoi on ne peut pas garder la même couleur en changeant la luminosité), la notion de métamérisme, le gamut vs. le spectre visible, et toutes les illusions d’optiques qui font qu’on perçoit la couleur différement suivant la luminosité ambiante ou le contraste local, et voilà. C’est en sachant ça que je ne tombe plus dans les pièges de darktable, parce que, oui, darktable t’autorise à faire des choses stupides si c’est vraiment ce que tu veux.

      C’est simple comme bonjour : soit tu fais un compromis sur l’énergie à y investir, soit tu fais un compromis sur la qualité d’image. Parce qu’il n’y a aucun moyen d’avoir une qualité d’image satisfaisante tout le temps avec des algorithmes simplifiés. Encore un fois, pour avoir un logiciel simple, on est obligé d’utiliser des maths simplifiées (= approximées) sous l’interface, et en HDR, ça explose souvent et c’est moche.

      Du coup, la question est la suivante : est-ce que tu veux la meilleure qualité d’image possible ?

      1. mon propos n’est pas de te contredire mais simplement d’indiquer que s’il faut passer de nombreuses heures à étudier tous ces concepts avant de commencer à pouvoir transformer un RAW en jpeg alors il n’y aura plus de nouveau utilisateur de DT car l’investissement sera bien trop conséquent pour un débutant.
        Un débutant doit pouvoir retoucher une image avec des pré-réglages sur chaque modules et ensuite lorsque le pré-réglage ne fonctionne pas comme il le souhaite mettre les mains dans le cambouis afin de comprendre ce qui ne va pas. La personne va apprendre au fur et à mesure et n’utilisera plus les pré-réglages une fois devenue experte. Bien sur une présentation des modules dans l’ordre du pipe de développement serait un plus, mais il me semble que tu proposes cela en “option” dans la 2.6.2
        D’ailleurs tu l’as toi même pressenti car tu as crée des préréglages, pour filmique, dans la version 2.6.2 de DT
        Mon propos est sur l’ergonomie de DT et non sur le fonctionnement du moteur.

        1. On en vient peu à peu à l’idée d’un “système expert” capable d’orienter l’utilisateur en fonction de son comportement vis à vis d’ “options prédéfinies” et des alternatives plus “avancées” offertes par DT. ; le tout à travers des modules pédagogiques intégrés.
          Libre choix est laissé à l’utilisateur de “se contenter” des fonctionnalités de base ou “d’expérimenter” des options plus techniques.
          Note : il ne s’agit pas de parler d”IA mais d’ “interactivité en temps réel”.

    1. À mon avis, il faudrait une partie sous traitante sur le site, avec des appel d’offres et un budget. Ce que les gens veulent c’est que leur image soit retouché vite et bien. Sans ce fatigué un peu comme les sites qui font de l’impression 3d et permet de poster des appel d offre pour faire des dessin. Cela permettrais de août des sous pour les expert en DT

  13. Bonjour, tous ces avis et commentaires sont intéressants. J’apprécie cette forme de participation. Alors voici mon humble avis également.

    J’utilisais DxO il y a plus de 10 ans et c’était le miracle tous les jours: en un clic mes RAW tout pâlots devenaient splendides et lumineux. Les perspectives se redressaient. Par Zébulon, c’était magique!
    Je viens de jeter un œil à la nouvelle version de DxO Lab, “le logiciel le plus avancé”. Hum… Oh là là, les amis! Non, ce n’est plus du tout pour moi… Ce genre pré-digéré où tout est facile. Où quelques curseurs donnent une illusion de puissance, en réalité étriquée. En un mot c’est de la malbouffe.

    Rien ne peut remplacer mon darktable. L’apprentissage fut long et je sais que je suis encore loin d’avoir tout pigé. Mais je fais des miracles moi-même en pleine conscience. Merci Carafife pour tes indispensables tutos. Merci aussi Aurélien, bien que j’aie parfois du mal à te suivre, n’étant pas très matheux, mais ce n’est rien je ne désespère pas d’arriver à comprendre filmique très prochainement.

    Bref, pour moi, darktable est devenu incontournable, et ce n’est pas une question de gratuité. C’est une question d’évolution, de performance. J’attends toujours avec impatience les nouvelles versions.
    Je me suis habitué à l’interface (tiens oui c’est vrai que pour re-recadrer je n’ai pas trouvé mieux que Coline)

    Alors ne changez pas de philosophie SVP. Continuez à faire évoluer cet outil puissant, ne fixez pas de limites. Il est indispensable dès qu’on s’y colle sérieusement. L’interface s’améliore quoi qu’on en dise, mais ce n’est pas le plus important.

  14. Bonjour Aurélien, et bonjour à tous.

    Je suis géomètre-topographe de formation. Une chose qu’on apprenait (c’était il y a déjà ~25 ans), c’était de savoir faire tous nos calculs avec une simple calculatrice pour le jours où, hypothétiquement, la super station robotisée dernier cri tomberait en rade (et c’est arrivé 😀 ). J’ai gardé cette philosophie et j’ai besoin de comprendre comment et dans quel contexte fonctionne mes outils, ne serait ce que pour être sur d’être capable de les utiliser. C’est chiant, c’est long, mais je suis formaté comme ça.

    Et nous sommes tous plus ou moins formatés dans nos usages. Caraffife à raison, darktable n’ai pas fait pour tous le monde et ce n’est pas grave. J’ai utilisé, avant de me (re)mettre à darktable, Digikam, Rawthérapie, Lightzone et Aftershotpro pendant quelque mois chacun mais ils ne sont pas pour moi (sans doute très bons au demeurant mais j’accroche pas).

    darktable souffre sans doute de sa visibilité depuis ~1 ans, période où il a été mis en avant comme comme solution alternative aux géants payant qui modifiaient leurs politique commerciale. On l’a pas vu venir (pas moi en tous cas). C’est là qu’est le biais à mon avis, darktable n’est pas LA solution de remplacement mais une parmi d’autres. La direction que vous avez pris (toi et l’ensemble des gens qui font vivre le projet) est à mon avis la bonne. Le logiciel est pointu et en constante amélioration, la doc est fournie, les tutos sont nombreux et qualitatifs, les presets existent souvent si on veut aller plus vite, les ateliers délimitent un périmètre de travail pertinent.

    Il demande clairement un investissement pour le maîtriser et les contraintes de nos vies n’aident pas (j’ai moi même une femme -qui bosse le WE- et 3 enfants ;-D ). Mais personnes ne nous demande d’être bon tout de suite. Après, si on ne veut/peut pas s’y mettre d’autres logiciels (dont ceux cités ci dessus) sont peut être la solution qui convient.

    Donc le conseil que je donnerais c’est
    “N’utilisez pas darktable juste pour faire plaisir aux devs, faites vous plaisirs à développer vos photos D’ABORDS . Et si c’est avec darktable tant mieux, les devs seront ravis. “

  15. En gros la conclusion est : il y a le noir (le conducteur du dimanche) et le blanc (le pilote de course) et au milieu on supprime les nuances de gris… ceux qui ne sont ni pilote de course, ni conducteur du dimanche. no comment.

    1. Je comprends plutôt dans cette analogie que l’utilisateur doit faire un choix entre vouloir apprendre à conduire et vouloir un chauffeur. 🙂

      1. L’autoroute…Encore une reflexion d’extremiste.
        Ici on ne parle pas de compromis puis qu’il n’y a compromis que dans la négociation. et dans mon choix photographique je ne négocie pas.
        “Le compromis, c’est quand tout le monde perd”? Non c’est simplement avoir l’intelligence du partage. Comme il dit “tout dépend de comment on voit le verre vide ou le verre plein”. Ceux qui ne font jamais de compromis sont les esprits individualistes qui foutent le monde dans la merde à la recherche du bénéfice éternel.
        Regarde toi même tu as fais des compromis sur tes avis de changements de darktable suite aux les différentes négociations qui sont débattues sur le forum.
        J’essaie de m’améliorer certes, mais c’est tout. Les seuls compliments que je recherche ce sont les miens, les compliments des autres je m’en fous un peu.
        Ce que t’as pas compris c’est que tout le monde ne rêve pas d’être le meilleur. Ce n’est pas pour cela qu’on rêve d’être médiocre. Tout dépend du niveau qui nous satisfasse. Si t’as toujours eu envie d’être le premier de la classe, moi j’en ai jamais rêvé et pourtant je n’ai jamais été dernier de la classe.
        Dans la vie on a pas tous les mêmes exigences et c’est tant mieux. Seulement faut pas cracher sur ceux qui n’ont pas les mêmes attentes que toi.
        Allez sans rancune ;-))

        1. Ce n’est pas de l’extrémisme que de reconnaître que, en présence d’utilisateurs dont les besoins et les attentes sont diverses au point d’être souvent irréconciliables, on est bien obligé de trancher, et de frustrer un certain pourcentage pour de pas frustrer tout le monde. Dans l’histoire, l’objectif, c’est la qualité d’image, la qualité du résultat. (Non, moi non plus, la comparaison de quéquette ne m’intéresse pas, et de toute façon j’ai la plus grosse).

          En terme de qualité, justement, ça fait 30 ans qu’on empile des couches de m***. Le contrôle de la couleur en HSL, par exemple, c’est intuitif jusqu’à ce que tu tombes sur les ellipses de McAdam (https://en.wikipedia.org/wiki/MacAdam_ellipse). Oups, le HSL ne tient pas compte de l’hyper-sensibilité de l’œil dans le bleu. De fil en aiguille, tu te rends compte que toute la chaîne graphique a des problèmes avec le bleu, parce qu’elle est optimisée pour les teintes de peau (d’occidentaux…) vu que les maths toutes cassées qu’on a mis dedans sont des saletés de régressions linéaires qui ne modélisent pas la complexité des phénomènes à l’œuvre. Du coup, quoi qu’on fasse, on doit déshabiller Paul pour habiller Jacques.

          Tu n’as pas idée du nombre de problèmes qui sont créés, dans le pipeline couleur, par toutes ces strates de simplifications millésime 1976, et qui sont insolubles. La seule façon de les régler, c’est d’accepter une difficulté supérieure, de prime abord, mais qui vient par la suite simplifier pas mal d’effets de bord. Et donc d’arrêter de se planquer derrière des métaphores foireuses faisant référence à tous les dispositifs high-tech édulcorés qu’on utilise tous les jours de façon limitée, sans se faire mal, parce que quelqu’un a enroulé 3 couches de rembourrage autour.

          Parce que l’utilisateur qui veut de l’intuitivité (si tant est qu’une telle chose existe), ce sera le premier à se plaindre qu’il se passe des trucs louches avec les couleurs de sa photo, et on ne pourra rien pour lui, dans son framework intuitif. C’est une impasse pour tout le monde, ce truc.

  16. Tous les 3-4 mois, je reviens sur le site de darktable.fr
    Je regarde les nouvelles et je lis un ou 2 articles de Aurélien Pierre
    La conclusion est que je suis un gros noeud noeud qui n’a rien n’a faire sur ce site de photo-geeks

    1. T’as de la chance, si t’avais fait maths sup, ça aurait été ça tous les jours.

      En musique, tout le monde s’accorde plus ou moins autour du fait qu’il faille savoir lire au minimum en clé de sol, voire de fa et d’ut, plus, éventuellement, savoir que si tu as 2 bémols à la clé, tu es soit en si b majeur, soit en sol mineur si tous les fa ont un dièse. Je suppose que la conclusion est que les musiciens sont juste des solfège-geeks…

      Faut juste savoir si t’as envie d’être mélomane ou musicien, en fait.

      1. Mais j’ai fait mat-sup ( maternelle-supérieure)…
        J’ai même fait l’unif ( IT)

        Mais le débat n’est pas là.
        La comparaison avec l’automobile ( voir titre de l’article) est intéressante.
        si je compare la mécanique de la 4L que j’avais en étant jeune ( 4 vitesses/carbu/pas d’assistance au 4 freins à tambours,….) et la voiture moderne que je conduits tous les jours ( 7 vitesses DSG, abs, détecteur de collision)

        La conclusion est simple:

        – la voiture actuelle est plus facile à conduire ( 2 pédales au lien de 3 , pas besoin de tenter d’arracher le volant pour s’arrêter à l’orange…)
        – elle est bien plus efficiente; consomme moins,
        – mais que de complexité en plus à l’intérieur

        Alors que ça ne se sent pas à l’utilisation et on a encore moins besoin qu’avant de savoir comment marche le moteur ( la nouvelle signale quand elle est en manque d’huile, de liquide de refroisissement, ou de lave glace)

        Donc, en efftet si je comprends bien le sens du tittre de l’Article
        “Malgré une complexité bien plus grande à l’intérieur, Darktable sera toujours ( et même plus ) facile et simple à utiliser”
        Je suis impatient de voir ça

        1. Bonjour,
          Ce que vous décrivez ici, c’est la voiture de tous les jours, donc pour continuer le parallèle le logiciel « tout en un », qui sera très bien pour mener les enfants à l’école et partir en vacances mais qui ne sera absolument pas efficace sur un circuit.
          Les « autres » logiciels évoluent, au même titre que votre voiture. Darktable évolue également, au même titre que les formules 1.
          Et en fin de compte, ce dont vous bénéficiez dans votre berline moderne, ce sont les technologies développées et maîtrisées avant ça sur les F1.

  17. J’ai aussi fait Mat-Sup par contre je n’ai passé que le BPM (brevet de pâte à modelée).
    Quelle chance, ma 4L n’avait seulement que 3 vitesses et là, pour dépasser, fallait avoir le vent dans le dos. Avant y avait pas grand chose à comprendre dans le moteur. Aujourd’hui sans la fameuse valise-ordinateur, on ne sait plus comment fonctionne le moteur et le reste. Je suis aussi d’accord avec le titre mais l’auteur de l’article pense qu’il y a 1% de gens digne de conduire une voiture (ceux qui connaissent parfaitement comment fonctionne leur moteur) et que le reste ne devrait pas conduire.
    Ce qui m’ennuie moi c’est que professionnellement j’utilise photoshop (depuis PSD2) et Illustrator tous les jours, bon ok plus pour longtemps et que je ne sais toujours pas comment fonctionne le code à l’intérieur.
    Que j’utilise tous les jours un ordinateur et que je ne sais pas programmer, ni ne m’intéresse à une ligne de code.
    Que j’utilise une moto (pas la même) depuis 43 ans, que j’en conduis tout, les jours, hiver comme été, (25000km/an donc pas un motard du dimanche) et que je ne sais pas plus comment mon moteur fonctionne (et je m’en tape) ce que je sais c’est comment ma moto réagit et donc comment la piloter. C’est tout ce que j’ai besoin de savoir à mon sens. Quand je sens un truc qui cloche, il y a le mécanicien chez le garagiste pour s’en occuper. (ça marche, je ne me suis jamais retrouvé à l’hopital)
    Que j’utilise une machine à laver et que je sais pas comment c’est foutu à l’intérieur.
    Que je mange du bœuf, que je le cuisine mais que je ne sais pas, sans regarder sur internet, où se trouve la macreuse à pot-au-feu ou la macreuse à bifteck.
    Que je mange des légumes sans me préoccuper de savoir si les plantes éprouvent quelque chose quand on les cueille.
    Que je peux utiliser des mots ici ou ailleurs, sans avoir besoin d’en connaitre étymologie.
    A l’inverse quand on utilise darktable, si je comprend l’article c’est que moins tu connaitras ce qu’il y a dans le moteur moins t’auras le droit de la conduire. C’est tout de même béta…

    1. Ce que je souhaiterais ajouter, c’est que je reconnais tout de même le gros boulot fais par ceux qui font que darktable existe, que darktable est un logiciel très puissant et qui sait faire des trucs qu’on ne fait pas avec d’autres. Ok, que les programmeurs, on fait des efforts pour commencer à simplifier darktable en proposant des regroupements de modules en fonction des besoins. Une bonne approche, bien meilleure quand on arrive sous darktable (je ne peux pas dire le contraire je fus de ceux qui l’on proposé…). Merci à vous tous.
      Ce que je n’aime pas dans la vie c’est l’élitisme, et l’approche de cet article où si t’es pas mécano t’es pas un bon chauffeur, ma agacé fortement.
      Effectivement quelque soit le logiciel, ce n’est pas l’apanage de darktable, c’est qui faut apprendre à s’en servir. Aprendre à m’en servir c’est savoir que si je tire sur une manette ça fait ceci et si je tire sur l’autre ça fait cela. Pour moi ça devrait suffir. On ne réclame pas des filtres à la Instagram pour développer nos photos mais une simplification pour que le plus grand nombre qui a compris que développer ses images est important, puisse s’en servir aisément. Intuitif ne veut pas dire je clic sur un bouton et hop mais par exemple de trouver le module retouche dans les modules couleur par exemple, ça ce n’est pas intuitif.

    2. 3 vitesses, c’est comme celle que mes parents ont eu un peu avant de m’avoir 😉 en ’63… Enfant j’ai connu ma première voiture non 4L en 1980 ( Renault 5 !! le luxe)

      ça me réconforte de savoir que je ne suis pas seul à penser la même chose…

      Je ai déjà communiqué sur le forum ce qui suit lors du précédent coup de G. de Aurélien:

      Je suis “expert”( en tout cas c’est comme ça que les autres me caractérisent) dans beaucoup de domaines de l’IT ( 30 ans expérience Développement SE, DevOps, Réseau…)

      Je peux comprendre la frustration de Aurélien qui se sent sur le forum comme un Wizard au milieu des Moddle.

      Il est trop compétent pour faire de la vulgarisation et ça l’énerve….

      Tout comme moi, j’attrape des hausses de tension quand le voisin me demande pour la 5ème fois comment faire pour mettre en page dans powerpoint tel ou telle photo piquée sur le net.

      J’avais lu quelque part ( je vais chercher où) que le transfert de compétence ne marche pas bien quand les niveaux sont trop disparates: Aurélien vs m. michu sur le forum, moi et mon voisin… ( c’est pareil pour toutes les compétences: dégustation de vin, détecter les progressions d’accord juste en entendant une ligne mélodique….)
      Si Aurélien avait le courage de choisir ses combats et d’ignorer les questions sur le forum qui sont trop “neuneu” à son gout, il aurait plus de temps à consacrer aux vrais “challenges” ( les questions difficiles, le dev, les maths….)

      Ceci dit , le propre de l’intelligent c’est d’être capable de rendre simple à comprendre les choses complexes…je ne suis donc pas (assez) intelligent

      1. Je pense que vous êtes en train de confondre « comprendre ce que fait le logiciel », et « savoir recoder le logiciel du début ». De même que le pilote de F1 ne sait probablement pas dimensionner son moteur ni faire les calculs de structure du châssis, et ce n’est pas ça qu’on lui demande.

        Parce que, savoir comment ça marche, c’est pouvoir aller plus loin que juste lire le manuel et appliquer, et penser à des usages nouveaux et créatifs du logiciel en anticipant ses faiblesses.

        Ne pas savoir comment le logiciel marche (sous l’interface) est une faute, même si on n’a pas le choix quand le code est fermé. Par exemple, Photoshop ne fait pas de traitement d’image linéaire (sauf à activer l’option bien planquée), et va provoquer des franges colorées dans les flous gaussiens (https://www.youtube.com/watch?v=LKnqECcg6Gw).

        Un logiciel n’est pas une machine à laver ou une voiture. Ceux-là sont des automates : on leur confie une tâche, et on ne s’en occupe plus tant que la tâche n’est pas finie ou qu’on n’a pas de message d’erreur (pour la voiture, on lui donne encore les instructions de trajectoire et de vitesse en cours d’utilisation, mais plus pour longtemps, et tout le reste se gère tout seul : embrayage, ESP, ABS). On a volontairement exclu l’humain de ce type de système, et l’humain a volontairement abandonné le contrôle sur le lavage de ses petites culottes.

        Un logiciel est un outil, ou plus exactement, une trousse à outils, avec lequel vous accomplissez une tâche. La tâche est complexe, mais vous voulez quand même la contrôler parce que, après tout, votre photo c’est votre art et votre expression. Vous ne faites pas de production avec votre voiture ou avec votre machine à laver, vous l’utilisez comme consommateur, alors que le logiciel s’inscrit dans un artisanat, où l’on utilise des outils pour produire… un produit. Artisanat impliquant um savoir-faire.

        Donc, on en revient a ce que je disais au début… Il faut arrêter de comparer un logiciel de production à tous les automatismes édulcorés qu’on utilise quotidiennement à titre de consommateur. Et c’est pas de l’élitisme que de demander à des créateurs de comprendre les outils qu’ils manipulent dans leur création (l’élitisme, c’est verrouiller l’accès à une élite, ici, au contraire, le propos est d’élever tout le monde par l’éducation et d’offrir des ressources pédagogiques aux gens).

        En réalité, c’est l’approche actuelle de simplification qui est élitiste, de façon très pernicieuse, parce que comme tout est caché sous une interface « intuitive », c’est de plus en plus difficile d’avoir accès à ce qui se passe réellement pour avoir une chance de le comprendre. Du coup, il y a juste les développeurs qui ont cette chance, et l’utilisateur, qu’on juge trop con pour comprendre, peut se brosser. Du coup, l’utilisateur vit dans le dépendance et la soumission aux sachants, qui décident pour lui ce qu’il peut et doit faire.

        Moi, j’essaie précisément de faire l’inverse, en rendant l’interface transparente, en donnant accès à la machinerie interne, pour que l’utilisateur passe d’un statut de consommateur infantilisé à celui d’acteur, auteur, décideur. Et c’est moi qui me fait traiter d’élitiste quand j’explique qu’il va falloir faire un petit effort pour se rendre là ?

  18. à méditer (ce n’est pas de moi): “sans technique, le génie n’est qu”une mauvaise manie…”. Et pourtant ce n’est pas d’aujourd’hui et il s’agit de musique ! Mais ça vient sûrement de quelqu’un de très élitiste.

    1. 100% d’accord mais la technique est ce apprendre à conduire ou connaître le fonctionnement du moteur ? Pour parler musique, heureusement que Zappa, Hendrix et bien d’autres n’ont pas eu à être forcés d’apprendre la musique pour en jouer, sinon on aurait raté quelque chose. 😊

      1. Pour bien conduire une moto il faut quand même savoir qu’il faut démarrer en première vitesse et pas en quatrième, que pour accélérer fortement il faut d’abord rétrograder, pour nous aider il y a un compte-tour, bref il faut avoir une bonne idée de la courbe de puissance du moteur sans cependant devoir maîtriser la termodynamique. Il faut aussi savoir que l’on doit freiner du frein avant plus que du frein arrière si on ne veut pas coucher sa moto, donc il faut avoir une certaine compréhension de son équilibre. Eh puis la chaîne faut quand même s’en occuper.
        Zappa et Hendix n’ont quand même pas réussi en 5 minutes, ils ont beaucoup joué pour devenir ce qu’ils ont été.
        Eh bien pour la photo c’est un peu la même chose il vaut bien mieux avoir une bonne idée de ce que fait chacune des commandes et quand il faut l’utiliser, et ça s’apprend (par la pratique ou la théorie), et apprendre demande effort et temps.

        Aussi, et il suffit de fouiller un peu sur le site de darktable pour en prendre conscience, dartable est un logiciel libre avant d’être gratuit (ce qui est une conséquence des licences libres). Il est développé par des bénévoles qui partagent leur travail et le mettent à la disposition de tous sans rien demander en retour. Ils développent donc les logiciels qu’ils veulent, ce qui ne les empêche pas de le documenter car cela fait partie d’un bon logiciel. Ils n’obligent personne à s’en servir. Ce sont des photographes compétents et non des profs de logiciel photo disponibles bénévolement à tous et n’importe qui.

        Si vous n’aimez pas le logiciel, ils sont prêts à en discuter, cela peut contribuer à son amélioration, mais pas forcément les contraindre à se lancer dans du code pour lequel ils n’ont pas d’intérêt. Si vous désirez un logiciel simple, il en existe, explorez les et choisissez en un autre, vous pourrez venir à darktable plus tard quand vous serez prêts.

        Rien ne vous empêche de modifier le code pour qu’il réponde à vos désirs, vous n’êtes même pas obligés de leur dire, bref avec du logiciel libre c’est aide-toi-toi-même, mais ça demande des efforts. Si vous avez une idée de meilleurs tutoriels ou de formations, d’un wiki pour débutant de bonne volontée, ne vous privez pas, mais pour ça ne ré-inventez pas la roue, utilisez ce qui est déjà à la disposition de tous.

        Ces codeurs sont passionnés, peux nombreux et fournissent beaucoup d’efforts, alors vous devez comprendre qu’ils n’ont pas le temps et le goût de s’occuper de ceux qui ne veulent pas faire l’effort de les comprendre et ne sont surtout pas prêts de mettre l’épaule à la roue.

  19. J’ai envie de répondre sur l’interface de Dt. Ayant utilisé beaucoup de logiciels photos, je le trouve, justement, pour l’utilisation des différents menus et boutons bien pensé et uniforme. Gimp c’est l’enfer dans ce domaine pour moi. Mais il est vrai, lorsque j’utilisais Lr, j’utilisais toujours, les mêmes fonctionnalités, et c’était rapide. Avec Dt, tu a envie d’aller plus loin et d’utiliser toutes ses ressources.
    Le forum et le site internet et les tutos c’est le top.

  20. Avis d’un amateur à la retraite.

    Dans ma vie active, j’étais dessinateur industriel et des logiciels professionnels, j’en ai vu. Chaque fois, il a fallu se remettre en cause, prendre du temps pour se former et bien comprendre la logique du nouveau soft. Et bien, c’est pareil sur DT, et ce n’est pas une question d’argent, mais tout soft demande de l’investissement en temps. Nul besoin de connaitre les formules mathématiques se cachant derrière chaque module, mais de comprendre au moins la logique et le but.

    Je ne suis qu’un simple amateur, mais je pratique la photo depuis maintenant 18 ans et depuis quelques mois je développe sous DT. Ce n’est pas facile au début de se retrouver dans tous ces modules. Je pense que parfois, je dois utiliser des doublons. Après avoir visionné la doc et de multiples vidéos, je me suis donc fait une procédure type avec de multiples dérivations pour des améliorations, des modules similaires mais différents … un peu genre grafcet.

    Comment je vois le futur de DT : les développeurs, allez y, foncez, mais expliquez bien votre logique et le but recherché… et améliorez un peu cette interface (Un peu de couleur sur les titres permet déjà une meilleure lisibilité)
    En tout cas, bravo aux développeurs !

  21. Merci pour l’article que je découvre tardivement. Je suis d’accord avec toi, Nilvus, Carafife, Yves…

    J’ai lu tous les commentaires et comme à chaque fois on a des avis très différents.

    À la fin je me dit que dt est bien comme il est, on ne peut pas faire plaisir à tous le monde et d’autres logiciels existent et proposent des réponses pour ceux qui n’aiment pas dt.

    Finalement, on est sur la bonne voie. En tout cas un dt presse bouton ce n’est pas pour moi. Je suis passé de Lr à dt sans aucun souci, ne pas me dire que je n’ai pas vu la concurrence. J’ai même animé des formations Lr.

    Et j’aimerais sincèrement que tous les utilisateurs de dt aient lu la doc 🙂 C’est dingue toutes les réponses que l’on peut y trouver!

  22. Bonjour,

    J’utilise Dartable depuis la version 0.9, et je trouve que c’est un logiciel qui évolue mais surtout fait évoluer leurs utilisateurs. La technique est au service de la créativité et finalement pour moi c’est le plus important.
    Chaque nouvelle version apporte son lot de nouveautés et d’améliorations au service du photographe, de plus la communauté ne se contente pas d’améliorer le soft mais partage également ses nouvelles expériences par le biais d’excellents Tuto et Vidéo. Pour toutes ces raisons je suis d’accord avec la majorité des commentaires.
    Bravo aux développeurs et à la communauté, ne changez surtout rien, tout est parfait, Dartable a sa propre identité avec ses modules et ses masques.

    Si je pense aux nouveaux utilisateurs, par ex. aux jeunes qui débutent dans la photo, je proposerais un classement et une présélection automatique des modules en fonction du niveau et des types de photos à développer ? Une sorte de menu (profil utilisateur), Débutant, Easy (simple et rapide), Noir et blanc, Architecture, Portrait, …

    Je proposerais également une gestion « automatique » des incompatibilités entre les différents modules, par exemple, si on utilise le nouveau et excellent module filmique, il désactive automatiquement le module courbe de base.

    Encore tous mes félicitations et remerciements à l’équipe de Dartable,
    Amicalement,
    Christian

    1. Bonjour Christian B,
      au sujet de :
      ” je proposerais un classement et une présélection automatique des modules en fonction du niveau et des types de photos à développer ? Une sorte de menu (profil utilisateur), Débutant, Easy (simple et rapide), Noir et blanc, Architecture, Portrait, …”
      Ça existe déjà dans la dernière version 6.1 et 6.2, en cliquant sur l’icône des petites lignes à côte de “Plus de modules”…

  23. Au lieu de rester devant vos écrans à essayer d’écrire des pensées totalement inutiles pour faire de la photo vous feriez d’aller dehors prendre un peu l’air: ça vous ferez du bien à tous…….

    1. Les algorithmes ont fait d’énormes progrès et la puissance informatique est telle (écouter la conférence de Gérard Berry) que Roudoudou n’a probablement plus besoin d’un autre logiciel que celui incorporé à son appareil photo (mais il faudra quand même un peu lire le manuel, ce qui permet de s’apercevoir que le besoin de logiciel simple disparaît), ou son téléphone de modèle récent. Il peut maintenant produire des photos flatteuses très satisfaisantes.
      Faire “mieux” c’est à dire autrement que le jpg produit dans de bonnes conditions par ces appareils demande motivation et temps, c’est à eux que s’adresse dt, et je me joins à ceux qui disent bravo et continuez à l’équipe de dt.

  24. “Faire “mieux” c’est à dire autrement que le jpg produit dans de bonnes conditions par ces appareils demande motivation et temps, c’est à eux que s’adresse dt, et je me joins à ceux qui disent bravo et continuez à l’équipe de dt”
    je n’utilise plus Darktable car je n’aime pas ce logiciel à commencer par les têtes pensantes de darktable qui prennent tout le monde de haut (a commencer par l’auteur du sujet).
    Donc je ne comprends pas que l’on puisse dire Bravo pour ce “machin”: certes le travail des développeurs a été plus que conséquent mais pour aboutir à un logiciel certes rapide mais pas du tout ergonomique et fait davantage pour des matheux que pour des photographes….
    je regrette franchement d’avoir donner de l’argent pour ce ‘truc’

    1. darktable est un logiciel métier fait pour des photographes qui sont prêts à acquérir un savoir-faire pour produire un résultat de qualité, par des photographes qui ont déjà fourni l’effort d’acquisition du savoir-faire et qui veulent un outil pour le mettre en pratique.

      Personne ne prend personne de haut, on explique simplement que l’objectif de qualité n’est pas compatible avec l’économie de l’acquisition du savoir-faire, et que plus ça va aller, plus le savoir-faire va devoir être pointu. On est en 2019, dans un monde complexe, et coller de la simplicité sur de la complexité, ça finit toujours mal à moyen terme. Du coup, on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et la crémière pour te le mettre dans le gosier direct.

      C’est quand même marrant de se faire traiter d’élitiste ou accuser de prendre les gens de haut à chaque fois qu’on les invite à se sortir les doigts du cul. À la fin, on te met les ressources à disposition gratis, le logiciel gratis, c’est toi qui collecte le bénéfice de l’apprentissage, y a qu’à fournir l’effort. C’est pas assez ?

      Tu as déjà utilisé un logiciel métier ? Dassault Catia, Autodesk Autocad ou Inventor, Adobe InDesign, Blackmagic Da Vinci Resolve, etc. ? Tu trouves qu’ils sont mieux ? La différence, c’est que tu les aimes ou tu les aimes pas, de toute façon t’as pas le choix, ce sont des références.

      Et puis franchement… Y a pas les photographes d’un côté et les matheux de l’autre, je veux dire, c’est pas mutuellement exclusif. Je rappelle qu’on fait tous de la photo ***numérique***. À un moment, faut arrêter de jouer les vierges effarouchées dès qu’on voit un calcul.

      1. For me personally I think there are enough tools out there with the one click « fake AI » claims and maybe they can work to mass correct a batch of images in some cases but we also need tools that can target very specific aspects of an image and allow it to be manipulated. I come from years of working in a research lab and so I have had to work with many many software programs that are based on the underlying mathematics to analyse data and images. Not many were user friendly but many were extremely powerful once you mastered them. I could not have an auto button in a program and not understand exactly what it had done to my data or image. You need that level of control to be able to reproduce your results. I think this is a question to consider but if Darktable is to remain open source and not a commercial product then I think it can stay the course and be the software that offers a very math based technical approaches that offer the ultimate in control. This is not to say that it cannot become more user friendly and intuitive. If the goal is to monetize it then maybe there is more to be concerned with pleasing all types of potential users and it will head that direction. For me, and to be clear, for me, as I would not project to others what they should think but I like the fact that if I have 3 options they are based on a filter name or equation based on the mathematical manipulation being applied and I can dig deeper to understand what that means and how I could leverage it and what is it doing to my image. If the options were low, medium and high well sure I would try them all and try to judge what looked best but I wouldn’t really understand…In the end some carpenters use hand tools and craft wonderful objects and some use power tools and bang out pieces….I like to think of DT as the hand tools approach. Tough to master and perhaps taking more time but in the end perhaps creating a one of a kind solution…..I do also agree with some others. We live in a world filled with apps to do a simple task and do it effortlessly and quickly and often that creates a similar expectation with software. One look at DT with input profiles and output profiles and colorspaces etc etc …It should be obvious that if you don’t have at least a basic understanding of these concepts then you will struggle. Often users are not even familiar with the basics of digital images, bit depths, non-destructive editing again etc etc. Concepts like those at Cambridgecolor.com. It often seems to me that not only do they want the software to « fix » their images but they want it to hold their hand along the way and or teach them all of the basic information that is essential to being able to create a digital image workflow. I am sure this is the goal of some software.This may be harsh but when the software is criticized as it often is the real issue is so many times a real lack of knowledge that the user should have and not the software and its not the softwares fault if it is targeted to a specific type of user. This is unfortunately a by-product of the way we educate everyone today…no time spent on the basics or foundations just strait to the task….This I feel will be the challenge for DT…ie to decide if it will continue to develop and offer high level tools to manipulate images or it will be force to become the « free » Lightroom…Thanks everyone for you comments I really enjoyed the back and forth threads of the discussion

        1. Je me permets de mettre la traduction par DeepL :
          Désolé que l’anglais dans mon précédent post ne semble pas bien se transférer vers le français….Grande discussion… Merci à tous ceux que j’ai aimé lire….
          Pour moi personnellement, je pense qu’il y a assez d’outils pour corriger en masse un lot d’images dans certains cas, mais nous avons aussi besoin d’outils qui peuvent cibler des aspects très spécifiques d’une image et lui permettre d’être manipulée. Je viens d’années de travail dans un laboratoire de recherche et j’ai donc dû travailler avec de nombreux logiciels qui sont basés sur les mathématiques sous-jacentes pour analyser des données et des images. Peu d’entre eux étaient conviviaux, mais beaucoup étaient extrêmement puissants une fois que vous les avez maîtrisés. Je ne pouvais pas avoir un bouton automatique dans un programme et ne pas comprendre exactement ce qu’il avait fait à mes données ou image. Vous avez besoin de ce niveau de contrôle pour pouvoir reproduire vos résultats. Je pense que c’est une question à considérer, mais si Darktable doit rester un produit open source et non un produit commercial, alors je pense qu’il peut garder le cap et être le logiciel qui offre une approche technique très mathématique qui offre le contrôle ultime. Cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas devenir plus convivial et intuitif. Si l’objectif est de le monétiser, il y a peut-être plus à faire pour satisfaire tous les types d’utilisateurs potentiels et il ira dans cette direction. Pour moi, et pour être clair, pour moi, comme je ne projetterais pas aux autres ce qu’ils devraient penser, mais j’aime le fait que si j’ai 3 options, elles sont basées sur un nom de filtre ou une équation basée sur la manipulation mathématique appliquée et je peux approfondir pour comprendre ce que cela signifie et comment je pourrais en tirer profit et ce que cela fait à mon image. Si les options étaient basses, moyennes et élevées, je les essayerais toutes et j’essaierais de juger ce qui me semblait le mieux, mais je ne comprendrais pas vraiment… En fin de compte, certains charpentiers utilisent des outils à main et fabriquent des objets merveilleux et certains utilisent des outils électriques et frappent des pièces….J’aime penser à DT quand les outils à main arrivent. Difficile à maîtriser et peut-être prendre plus de temps, mais en fin de compte, peut-être créer une solution unique en son genre……..je suis aussi d’accord avec d’autres. Nous vivons dans un monde rempli d’applications pour faire une tâche simple et le faire sans effort et rapidement et souvent qui crée une attente similaire avec le logiciel. Un coup d’oeil à DT avec des profils d’entrée et des profils de sortie et des espaces de couleur etc… Il devrait être évident que si vous n’avez pas au moins une compréhension de base de ces concepts alors vous allez lutter. Souvent, les utilisateurs ne sont même pas familiers avec les bases des images numériques, les profondeurs de bits, le montage non destructif, etc. Des concepts comme ceux de Cambridgecolor.com. Il me semble souvent qu’ils veulent non seulement que le logiciel ” répare ” leurs images, mais qu’il leur tienne la main en cours de route et leur enseigne toutes les informations de base essentielles pour pouvoir créer un flux d’images numériques. Je suis sûr que c’est le but de certains logiciels, ce qui peut être dur, mais lorsque le logiciel est critiqué, comme c’est souvent le cas, le vrai problème est tant de fois un réel manque de connaissances que l’utilisateur devrait avoir et non pas le logiciel et non pas le défaut des logiciels si elle est destinée à un type spécifique de l’utilisateur. C’est malheureusement un sous-produit de la façon dont nous éduquons tout le monde aujourd’hui….pas de temps passé sur les bases ou les fondations juste à la tâche….Je pense que ce sera le défi pour DT…ie de décider si elle continuera à développer et offrir des outils de haut niveau pour manipuler les images ou il sera la force pour devenir le Lightroom “libre”…Merci chacun pour vos commentaires J’ai vraiment aimé les deux fils du débat

          Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

          1. Darktable est fait pour tout le monde et doit le rester ainsi. Si vous voulez faire un logiciel uniquement pour une certaine classe de gens très techniques vous faites erreur, vous allez tuer Darktable. Il est très facile pour un débutant avec quelques clics et fonction des ses connaissances de développer ses photos et il est content pas besoin de connaître tous les termes techniques.
            Darktable va très bien aussi pour les gens très pointus en la matière et c’est super. Il faut continuer.
            Donc il n’est pas nécessaire de connaître ce qu’il y a vraiment sous le capot désolé, ceci est mon humble opinion. Mon épouse très artistique et peintre fait de très belles photos et ne connaît que le bouton de l’appareil photo. Parfois Darktable lui vient en aide ………

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